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Full text of "Géographie du département des Côtes-du-Nord"


ADOLPHE JOANNE 



GÉOGRAPHIE 



DES 



CÔTES-DU-NORD 



10 gravures et une carie 



OC 
611 

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HACHETTE ET C' 





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GÉOGRAPHIE 



Û U A c_- 



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DU D I<: V A Px T E M E iN T 



DES 



eOTES-DIJ-NORD 



AVEC UNE CARTE COLORIEE. ET 10 GRAVURES 



Par 



ADOLPHE JOANNE 



AUTEUR DU DICTIONNAIRE GÉOGRAPHIQUE ET DE l'iTINÉRAIRE 

GÉNÉRAL DE LA FRANCE 




PARIS 

LIBRAIRIE HACHETTE ET C"= 

79, BOULEVARD SA INT- G EKM AIN 



1878 
Droits de traduction et de reproduction réservés 



TABLE DES MATIÈRES 



DEPARTEMENT DES COTES -DU-KORD 

I 1 Nom, formation, situation, limites, superficie .... 1 

II 2 Physionomie générale 3 

IIÏ 5 Cours d'eau 5 

IV 4 Climat 18 

V 5 Curiosités naturelles 19 

YI 6 Histoire 19 

YII 7 Personnages célèbres 27 

YIII 8 Population, langues, cultes, instruction publique ... 29 

IX 9 Divisions administratives 30 

X 10 Agriculture 34 

XI 11 Industrie 56 

XII 12 Commerce, chemins de fer, routes. . . ' 38 

XIII 13 Dictionnaire des communes 40 



LISTE DES GRAVURES 



.« 



1 Dinan , 7 

^ 2 Le. Légué, port de Saint-Biieuc, et tour de Cesson 11 

% ^ p Tréguier. *. ., . 13 

4 La porte de Brest, à Dinan 21 

5 Guingamp 25 

6 Bréleveuez 41 

7 Cathédrale de Saint-Brieuc . 43 

8 ÎNotre-Dame d'Espérance, à Saint-Brieuc 47 

9 Phare de Ploumanac'h, près de Perros 51 

10 Cloître de Tréguier 57 



'ïx: 
6/1 



Typographie Lahure, rue de Fleurus, 9, à Paris 



DÉPARTEMENT 



DES COTES-DU-NORD 



I. — ]\'oni, formation, situation, limites, superficie. 

Le déparlement des Côtes- du-Nord doit son nom à sa situa- 
tion au bord de la Manche, la plus septentrionale des trois 
mers qui baignent la France (si l'on fait abstraction du littoral 
qui nous appartient sur la mer du Nord). Quelques départe- 
ments ont cependant encore plus au nord une longue étendue 
de côtes sur la même mer; tels sont, par exemple, la Seine- 
Inférieure et le Pas-de-Calais, qui auraient donc mieux mérité 
le nom de Côtes-du-Nord. 

Il a été formé, en 1790, d'une partie de la Bretagne, pro- 
vince d'environ 5,400,000 hectares. Tune des plus grandes de 
celles qui composaient alors la France. 

Le défiartement des Côtes-du-Nord est l'un des vingt-trois 
départements maritimes de la France, l'un des neuf que nous 
possédons sur le littoral septentrional (Manche et mer du Nord). 
Il est situé dans la région nord-ouest. Quatre départements, 
Ille-et-Vilaine, la Mayenne, la Sarthe, Loir-et-Cher, le sépa- 
rent de celui du Cher, qui occupe assez exactement le centre de 
la France; cinq, lle-et-Yilaine, la Mayenne, la Sarthe, Eure et- 
Loir, Seine-et-Oise, le séparent de Paris, et son chef-lieu^ 
Saint-Brieuc, est à 475 kilomètres à l'ouest de Paris par le 
chemin de fer, à 570 à vol d'oiseau. Il est coupé, un peu 
à l'est de Saint-Rrieuc, prescjue vers son milieu, par Le 
cinquième degré ouest du méridien de Piiris, et il atteint près- 



î COTES-DU-NORD. 

que le sixième, à Touest de Plestiii. Dans l'autre sens, c'est- 
à-dire parallèlement et non plus per^iendiculairement à l'Equa- 
teur, il se trouve entre le quarante-huitième et le quarante- 
neuvième degré de latitude septentrionale, et Saint-Brieuc est 
sous 48^31'!": en conse'quence, le territoire du départe- 
ment des Côtes-du-Nord est un peu plus rapproché du Pôle 
que de l'Equateur, que séparent, on le sait, l'un de l'autre, 90 
degrés ou un quart de cercle. Saint-Brieuc est situé à peu près 
sous la même latitude que les villes de Brest (Finistère), 
d'Alcnçon (Orne), de Chartres (Eure-et-Loir), de Strasbourg 
(Alsace), et il n'y a pas 20 minutes ou un tiers de degré de dif- 
férence entre son parallèle et celui de Paris. Il se trouve sous 
la même longitude que Vannes (Morbihan), et, comme la Bre- 
tagne est une presqu'île, le méridien de Saint-Brieuc ne ren- 
contre guère en France que cette seule ville de Vannes : au 
nord de Saint-Brieuc jusqu'en Angleterre, au sud de Vannes 
jusqu'en Espagne, s'étend la mer. 

Le département des Côtes-du-Nord est borné : au nord, par 
la Manche ; à l'est, par le département d'ille-et- Vilaine ; au sud, 
par le département du Morbihan ; à l'ouest, par le département 
du Finistère. Du côté du continent, ses limites sont le plus 
souvent conventionnelles, c'est-à-dire tirées à travers champs, 
sans tenir compte des montagnes, des arêtes de colline, du 
cours des rivières. 

Sa superficie est de 688,562 hectares : sous ce rapport, 
c'est le dix-neuvième département de la France; en d'autres 
termes, dix-huit seulement sont plus étendus. Sa longueur, 
en allant de l'est à l'ouest, est presque partout de 130 kilo- 
mètres ; sa largeur, en allant du nord au sud, varie beaucoup : 
elle est de 70 à 75 kilomètres sous le parallèle de Lannion, de 
80 kilomètres environ sous celui de Guingamp, d'une cin- 
quantaine sous celui de Saint-Brieuc, d'une trentaine à peine 
sous celui de Dinan; enfin, son pourtour ^eni être évalué, en 
nombre rond, à 500 kilomètres, en négligeant, du côté de la 
mer les petits golfes, du côté de la terre une foule de sinuo- 
sités secondaires. 



PHYSIONOMIE GENERALE, 



II. — Pli^sionomic ^énérule. 

Sans parler de sou littoral frangé, de ses baies où la marée 
monte à de grandes hauteurs de ses écueils, de sa mer ora- 
geuse, ce qui donne au département sa physionomie particu- 
lière, ce sont ses petites et ses grandes collines de granit ou de 
schiste sous un climat essentiellement pluvieux. Comme dans 
tons les pays constitués par cette nature de roche, les coteaux 
Y ont généralement des formes assez douces : non pas qu'on 
n'y Irouve des talus élevés et rapides, mais on n'y voit point les 
immenses parois à pic, les déchirures, les cirques propres aux 
régions calcaires ; les sources n'y ont pas l'abondance, la pu- 
reté des fontaines issues du calcaire ou de la craie, mais si elles 
sont beaucoup plus faibles, elles sont aussi incomparablement 
pins nombreuses ; on n'y rencontre point de vallée sèche, chaque 
vallon a sa source, son ruisselet, et souvent aussi son étang 
grâce à l'imperméabilité du sol ; et, comme le climat des Gôtes- 
du-Nord est très-humide, ces étangs, ces ruisseaux ne man- 
quent jamais d'eau, et la fraîcheur règne, même en été, dans 
tout le département. La neige est rare et, quand elle tombe, 
ne se maintient pas. 

Nulle part ces collines ne méritent le titre de montagne. La 
plus haute de toutes s'élève à 25 kilomètres environ à vol d'oi- 
seau au sud-est de Saint-Brieuc, entre Collinée et Moncontour- 
de-Bretague, au bord de la route qui réunit ces deux chefs- 
lieux de canton, dans un massif très-important comme ligne de 
partage des eaux : massif qui se nomme le Mené ou Menez, et 
d'où descendent la Rance, l'Arguenon, le Gouessant, le ruisseau 
d'Évron, le Meu, le Ninian et des affluents du Lié. 

Celte colline s'appelle Bélair et quelquefois aussi Notre- 
Dame-de-Mont-Carmd-en-Trebr7j; elle a 540 mètres d'alti- 
tude. C'est cinq fois i'Jlé\ati(ni de la flèche de Tréguier 
(65 mètres) ; mais ce n'est même pas la quatorzième partie 
de l'altitude du Mont-Blanc (4,810 mètres), montagne de la 
Haute-Savoie qui est la cime la plus élevée non-seulement de 



4 COTES-DU-^^ORD. 

la France, mais encore de tonte l'Europe, si l'on ne tient pas 
compte du Caucase (5,660 mètres), chaîne d'ailleurs plus asia- 
tique qu'européenne. 

Le Bélair a plus d'un rival sur le territoire des Côtes-du- 
Nord, OLi nombre de sommets dépassent 300 mètres. On doit 
citer : le signal des Landes (525 mètres), au sud de Quintin, 
au nord-est et touî près de Lanfains ; la cime de Kerchouan 
(520 mètres), à 5 kilomètres au sud-sud-ouest du Vieux-Bourg, 
à la source même de l'Oust, grand afiïuent de la Vilaine, et à 
celle du Gouet, fleuve côtier ; la butte Saint-Michel (520 mè- 
tres), au sud-est et dans le voisinage de Saint-Martin-des-Prés, 
à 5 kilomètres de Tétang de Barra ou de Bosméléac , rempli 
par les eaux de l'Oust ; la cime de Saint- Mayeux (516 mètres), 
au-dessus du vallon du Doulas, affluent de gauche du Blavet; 
les cimes de 514, 515, 512 mètres qui s'élèvent à 6 kilomètres 
environ au sud de Bourbriac, sur le faîte entre le Trieux et le 
Blavet naissant ; la colline de Landevet (506 mètres), à la source 
même du Blavet, etc. Ces dernières collines, celles de la forêt 
de Beffou, oij s'élève un sommet de 526 mètres, le Menez- 
Kerspez (521 mètres), au sud-est de Plougonver, ne font plus 
partie du Mené : 'on peut les considérer comme appartenant à 
la montagne d'Arrée ou d'Arrez, chaîne qui couvre en 
partie le département du Finistère, oi^i elle atteint son 'altitude 
maxima, 591 mètres. 

Tout au sud-ouest du département, à la limite du Finis- 
tère, sur le territoire de Plévin, s'élève le Mont-Noir (504 mè- 
tres), qui se rattache aux Montagnes-Noires : on nomme 
ainsi une chaîne qui recouvre la partie méridionale du Finis- 
tère, comme la montagne d'Arrée la partie septentrionale. Le 
point culminant des Montagnes-Noires est le Méné-Hom (550 
mètres), au-dessus de la baie de Douarnenez. 

Ces diverses collines envoient vers le nord, jusqu'à la mer, 
des contre-forts qui séparent les vallées de rivières sinueuses 
comme le sont toujours les cours d'eau des pays granitiques, 
et souvent ces contre-forts se terminent par des falaises que bat- 
tent incessamment les vagues de la m^*'. Au sud, elles s'abciis- 



COURS D'EAU. 5 

sent assez rapidement en plateaux beaiicoiip moins accidentés 
que les coteaux du nord, plateaux qni se prolongent au loin 
dans le département du Morbihan, où ils entrent avec une al- 
titude moyenne d'environ 100 mètres. Sauf les étendues planes 
que portent ces plateaux méridionaux, il y a peu ou point de 
plaines dans les Cô(es-du-Nord; ce département est, dans l'en- 
semble, une région accidentée, [)iUoresque, entrecoupée d'un 
nombre iniini de rivières tortueuses qui gagnent les estuaires 
d'une mer violente. Les vallons de ces rivières sont Trais et fer- 
tiles; les flancs et les cimes des coteaux sont tantôt cultivés, 
tantôt tenus en prairies, tan tôt couverts de landes et de brandes 
où se dressent encore en très-grand nombre d'informes monu- 
ments mégalithiques, dolmens, demi-dolmens, allées couvertes 
et pierres plantées. Quant aux vieilles forêts qui couvrirent ja- 
dis une aire immense, elles n'ont pas encore entièrement dis- 
paru (F- Agriculture^ p. 35). Mais malgré ces forêts, ces 
bois, ces bruyères, de jour en jour diminués, le département 
des Côtes-du-.Nord est proportionnellement un des plus peu- 
plés de la France, en même temps qu'un de ceux oii la popu- 
lalion se développe avec le plus de rapidité. Les communes du 
littoral sont celles qui nourrissent relativement le plus d'ha- 
bitants. 

Le chef-lieu de canton le plus élevé des Côtes-du-Nord est 
Collinée (231 mètres); le chef-lieu d'arrondissement le plus 
élevé est Loudéac (102 mètres). 

III. — Cours «rcau. 

Les eaux du département des Côtes-du-Nord gagnent la Manche 
ou l'Océan : la Manche par divers fleuves côtiers dont les plus 
grands sont la Rance et le Trieux, l'Océan par la Vilaine, le 
Blavet et l'Aulne. 

Les fleuves qui se dirigent vers la Manche sont, de l'ouest à 
l'est, la Rance, le Frémur de Saint-Briac, l'Arguenon, le Fré- 
mur de la Frenaye, le Gouessant, l'Urne, le Gouet, l'Ic, le 
Tvieux, le Tréguier, le Guer, le Douron, sans nommer un grand 



6 COTES-DU-NOKD. 

nombre d'autres petits cours d'eau qui se versent aussi dans la 
mer sur le littoral exlraordinairemeut découpe des Côtes-du- 
Nord. 

La Rance, lougue d'environ 110 kilomètres, décrit, de la 
source à son embouchure, un arc de cercle assez régulier. 
Elle naît dans le Mené, à 1,500 mètres à l'ouest de Collinée, à 
la fontaine de Rance, et coule d'abord vers le sud-est, comme 
pour aller se confondre avec le Meu, un des principaux: affluents 
de la Vilaine. Mais arrivée à Saint-Launeuc, à la lisière de la 
forêt de la Hardouinaie, elle change de direction, coule à l'est, 
puis au nord-est, et enfin au nord pour compléter l'arc de 
cercle. Au pied de la colline de Saint-Jouan-de-l'isle, elle est tra- 
versée sur un pont par le chemin de fer de Paris à Brest. Après 
avoir arrosé Canines, elle s'engage dans des prairies maréca- 
geuses, où elle rencontre, à 1 kilomètre à gauche d'Evran, le 
canal d'Ille-et-Bance, le Linon et le Guinefort. Déjà la Rance 
n'est plus qu'à quelques mètres au-dessus du niveau de la mer; 
bientôt des talus rapides s'élèvent sur ses deux rives, et sa vallée, 
qui se resserre, devient un véritable défilé : à Tressaint, à Lehon, 
à Dinan, on se croirait presque dans une petite gorge de mon- 
tagne. Dinan couronne une colline de la rive gauche, Lanval- 
lay est situé sur une colline de la rive droite, et entre ces deux 
coteaux, la rivière coule sous un beau viaduc en granit, de dix 
arches, haut de 40 mètres. Au-dessous de Dinan, les coteaux 
des deux rives offrent des pentes abruptes, mais la Rance ne 
tarde pas à s'élargir ; elle devient un grand fleuve, puis un 
magnifique estuaire; toutefois la plus grande partie de cette es- 
pèce de golfe, accessible aux vaisseaux de fort tonnage, appar- 
tient à Ille~et- Vilaine, et c'est sur le territoire de ce départe- 
ment que le fleuve se jette dans la Manche, entre la côte de 
Dinard à gauche, celle de Saint-Servan et l'écueil de Saint-Malo 
à droite. Par les fortes marées de vive eau, la Rance porte jus- 
qu'à Dinan des navires calant 3"%50 ; toutefois les embarcations 
qui remontent jusqu'à cette ville n'ont généralement que 
soixante-dix tonneaux de jauge. Au-dessus de Dinan, le canal 
d'Ille-et-Rance, qui relie Rennes à Saint-Malo par une voie na- 




C3 
2 



8 COTES-DU-NORD. 

vigable de 85 kilomètres, reçoit des bateaux de 50 à 80 tonnes. 

Le Frémur de Saint-Briac n'est qu'un ruisseau dont le 
cours inférieur sépare le territoire dllle-el-Vilaine (à droite) 
de celui dos Côtes-du-Nord (à gauche). Là commence le rivage 
accidenté des Gôtes-du-Nord,qui a bien 250 kilomètres de dé- 
veloppement sans compter d'innombrables petites anses. De 
l'embouchure du Frémur à celle de l'Arguenon, on rencontre 
successivement la côte de Lancieux et de Ploubalay, où d'heu- 
reux dessèchements ont rendu à la culture des terres jadis en- 
vahies par les eaux de la mer ; la baie de Beaucey, séparée de 
la baie de l'Arguenon par la presqu'île de Saint-Jacut-de-la-Mer, 
dune au- sud, roche au nord : les deux baies sablonneuses sont 
éclairées par le phare de l'île des Ebihiens. 

UArguenon (55 kilomètres) commence au pied de Collinée, 
dans le Mené, entre les sources de la Rance et celles du Goues- 
san. A Langouèdre (station de Plénée-Jugon), il coule sous 
l'arche, fort élevée, d'un pont du chemin de fer de Paris à 
Rennes ; à Jugon, il remplit un petit étang et reçoit la Roselle^ 
petite rivière qui a passé à 1 ,200 mètres de Broons et qui vient 
de sortir, à Jugon même, d'un étang beaucoup plus grand que 
celui de l'Arguenon et qui a près de i kilomètres de longueur : cet 
étang, profond et poissonneux, est peuplé, en hiver, de sarcelles, 
de cygnes et de canards sauvages. Au-dessus des deux nappes 
d'eau, sur la colline, se dressent les restes informes d'un châ- 
teau qui fut l'un des plus forts, des plus célèbres de la Bretagne. 
APlancoët, l'Arguenon devient navigable pour les bâtiments ca- 
lant 4 mètres (en haute marée) ; peu à peu sa largeur augmente ; 
à partir du confluent du Monta filant, il se transforme en un 
estuaire, reçoit le Guébriant et se perd dans l'anse indifférem- 
ment appelée Anse de l'Arguenon ou Anse du Guildo, accessible 
dans les fortes marées aux navires d'un tirant de 8 mètres. De 
cette embouchure à celle du Frémur de la Frenaye, la côte est 
bordée de plages sablonneuses; sur le rivage d'une de ses anses, 
Panse de Saint-Cast (parcs d'huîtres), une colonne de granit 
(1858), haute de 18 mètres, rappelle la défaite d'une armée 
(l'invasion anglaise en 1758, 



COURS D'IîlAU. 9 

Le Frémur de la Frenaye, ruisseau de minime inipor lance, 
commence à la lisière de la foret de Saint-Aubin (qui se con- 
fond avec celle de la ïlunandaie). An Port-à-Ia-Duc, il s'en- 
gloutit dans la baie de la Frenaye, dont le fond, découvert à 
marée basse, est une immense plage de sable. Cette baie se 
termine au nord par la Pointe de la Latte, que défend une 
petite forteresse; entre ce fort de la Latte et le cap Fréliel, 
que surmonte un phare de premier ordre (79 mètres d'alti- 
tude) de vingt-quatre milles de portée, s'arrondit l'anse des 
Sévignés. Du cap Fréliel, dont la mer par tous les temps bat 
violemment les falaises, on découvre Jersey, la mer, de l'île 
Bréhat à la Ilogue, et les montagnes du Mené. Puis le littoral 
montre successivement : la grotte du ïrou-de-l'Enfer (ïoul-an- 
Ifern), où l'Océan s'engouffre avec fracas; le petit massif de 
dunes de la Ville-Men ; la grève de Plurien ou de Minieu et la 
Roche des Marais, immense cône de grès rouge ; l'îlot qui porte 
la chapelle Saint-Michel ; le cap d'Erquy, limite orientale de 
la vaste baie évasée de Saint-Brieuc ; la rade d'Erquy, défendue 
par des batteries; les hautes falaises de Pléneuf ; le port de 
Dahouet, très-sûr, mais petit et d'entrée difficile; l'embou- 
chure du Gouessant. 

Le Gouessant, d'une longueur de 55 à 40 kilomètres, des- 
cend (lu versant septentrional du Mené. La ligne de Paris 5 
Brest le franchit en deçà de Lamballe. A 5 kilomètres à peine 
en amont de la mer, il forme l'étang des Ponts-Neufs, av^ec 
rÉvron, son principal tributaire. C'est par une cascade bruyante 
(en hiver, on l'entend d'une lieue, par un vent favorable) qu'il 
quitte ce réservoir, dont la digue, haute de 14 à 15 mètres, 
date des Romains, selon une tradition locale. — VÉvron prend 
sa source dans le massif culminant du Mené, baigne le vallon 
de Moncontour-de-Bretagne et croise, comme le Gouessant, le 
chemin de fer de Paris à Brest. 

L'Urne, qui s'appelle aussi VAire, n'a droit qu'au nom de 
ruisseau ; issue d'un étang de la commune de Saint-Carreuc, 
elle passe sous un pont fort élevé de la voie ferrée de Paris à 
Brest, baigne Yflîniac, dont le nom populaire est Finiac, et se 



10 COTES-DU-INORD. 

perd dans l'anse d'Yfnniac, séparée de l'enibouchure du Goues- 
sant parles terres fertiles de la presqu'île d'FIillion. 

Le Gouet, long de 45 à 50 kilomètres, a ses sources dans le 
Mené : il y naît au pied de la colline de Kerchouan, oùsourdent 
les premières eaux de l'Oust, à Kério (2,500 mètres environ au 
sud-ouest du Yieux-Bourg). 11 passe à Quintin, à la Méaugon, où 
il coule sons un beau viaduc du chemin de fer de Paris à Brest, 
viaduc à deux rangs d'arches, l'un des plus élevés qui aient été 
construits dans toute la France. A Saint-Brienc, au Lé<j;ué, il 
devient navigable pour les navires qui ne calent pas plus de 
4"\65. A 5 kilomètres en aval, il tombe dans l'anse d'Yfhniac, 
au pied même des belles ruines du donjon de Cesso.n. L'anse 
d'Yfliniac se termine à l'occident par la Pointe du Roselier, 
qui porte un fort ; au nord-est de ce fort, la Pointe de Pordic 
sépare la grève des Rosaires de l'anse de Binic, où vient dé- 
boucher i'Ic. 

Vie est un ruisseau insignifiant qui sort de Plélo et s'achève 
à 5 kilomètres au sud d'Etables, à Binic, dans un poi t profond 
qui, comme Paimpol, Dahouët et le Légué, arme beaucoup de 
bateaux pour la pêche au banc de Terre-Neuve et à la côte 
d'Islande. Aux falaises de Binic succèdent celles d'Etables, 
puis celles de Saint-Quay, qui s'écartent pour former le port 
de Portrieux, où la mer monte de 1 ) mètres à la pleine -ou à la 
nouvelle lune : ce port s'ouvre sur une rade pleine de parcs à 
huîtres, la rade de Portrieux, que garantissent du large les 
écueils granitiques nommés les îles de Saint-Quay. Là finit la 
baie de Saint-Brieuc, à 25 kilomètres en ligne droite à l'ouest 
du cap d'Erquy. On voit ensuite se dérouler les hautes falaises 
dePlouha, le long desquelles la langue française, parlée par les 
Bretons Gallos, fait place à l'idiome celtique des Bretons breton- 
nants. A l'anse de Bréhec succède celle de Paimpol, dans la- 
quelle se perd le Lézoïien .''cette anse, ou plutôt cette baie, a 
deux ports dont les marins sont connus sur toutes les mers, 
ports sûrs, qui furent souvent le refuge de ces corsaires bre- 
tons si justement redoutés des vaisseaux marchands anglais 
pendant les guerres de la France contre l'Angleterre. La rade 




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12 COTES-DU-NORD. 

de Créhat sépare ensuite File de Bréhat de la côte de Plou- 
Lazlanec. 

Dans les vastes grèves qu'éclaire le phare à huit étages de 
l'île des Héaux, vient déboucher le Trieux. Ce fleuve côtier, 
long de 75 kilomètres, a son origine dans le massif, haut 
d'un peu plus de 300 mètres , d'où descendent également 
le Gouet, le Leff et l'Oust (ainsi que divers affluents de 
droite du Blavet). 11 baigne la riante vallée de Guingamp, 
où il est traversé par le chemin de fer de Paris à Brest. A 
4 ou 5 kilomètres en aval de Porlrieux, il reçoit, sur sa 
droite, le Leff, et peu à peu s'élargit en un estuaire qui 
s'ouvre tout à fait au-dessous de Lézardrieux. Il est navigable 
sur 1 8 kilomètres à partir de Pontrieux. — Le Leff (ce nom 
breton veut dire la rivière de§ Pleuis) coule dans le vailon de 
Châtelandren et baigne, par sa rive droite, le pied des collines 
de Lanvollon et de Lanleff. Sa longueur est de 50 kilomètres. 

Il n'y a guère que 8 à 9 kilomètres à vol d'oiseau entre l'em- 
bouchure du Trieux et celle du Jaudy ou rivière de Tréguier. 
La rivière de Tréguier est formée, au-dessous de Tréguier, par 
la réunion du Jaudy et du Guindy. Le Jaudy a près de 50 kdo- 
mètres; il naît aùChap, dans les collines de Gurunhuel (305 mè- 
tres) , conmiune dont le nom, qui veut dire Haute-Couronne, indi- 
que assez l'altitude ; traversé par le chemin de fer de Paris à Brest 
entreTréglamus et Pédernec, il de\ient navigable pour les pe- 
tits bateaux à la Roche-Derrien. Le Guindy, un peu moins long 
que le Jaudy, commence au pied du Menez-Bré (302 mètres) 
et passe presque aussitôt sous un pont du chemin de fer de Pa- 
ris à Brest, à Sainte-Anne (station de Belle-Isle-Bégard); en 
amont de Tréguier, il devient très-sinueux et prend la largeur 
d'un fleuve, comme le Jaudy à partir de la Roche-Derrien. La 
rivière que forment en se réunissant ces deux cours d'eau, le 
Tréguier, a i kilomètres de longueur ; elle est navigable par les 
hautes mers d'équinoxe pour les navires tirant 8 mètres, et en 
temps ordinaire pour les embarcations tirant 5'^, 50. Du Tré- 
guier au Guer, le littoral est exi reniement découpé, tout bordé 
d'îlots et d'écueils. On y remarque : le Port-Blanc, accessible 



ip'!|i'[g|[||i|j;(|l||[|;îiii:'^ ■'' 



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3 



«Hii'iiii'. ^,: ni .i,'iiiiiiHiiiiiiiii;iiiui,iiAliri 



14 COTES-DU-NORD. 

aux grands navires, à l'abri de l'archipel déchiré de Saint-Gildas; 
la plage de Trévou-Tréguignec, où les habitants exploitent 
une forêt sous-marine; le golfe de Perros, au-devant duquel 
s'élève l'île Thomé, haute de 64 mètres; les falaises dePerros- 
Guirec; le pittoresque port de Ploumanac'h, que 5 kilomètres 
de mer séparent de Tarcbipel des Sept-Iles, oii a été érigé un 
phare qui a 14- milles de portée ; Tîle Grande, d'oii l'on tire un 
granit magnifique ; l'île Milio, roche de 60 mèlJres de hauteur; 
le port de Trébeurden, fréquenté par les pécheurs de goëmon, 
nombreux sur toute cette côte; la baie du Guer, en demi- 
cercle, ayant des eaux profondes. 

Le Guer, qui s'appelle également Léguer, a sa source à 
Pen-Léguer (ces mots bretons signifient Tête-du-Léguer), dans 
la commune de Bourbriac, au pied de la colline de Landevet 
(306 mètres), à 1,500 mètres seulement de la naissance du 
Blavet. Il coule, dans une profonde vallée, au milieu de la forêt 
de Coat-an-Noz (ou plus simplement d'An-Noz, car coat veut 
dire bois, forêt; Coat-an-Noz, c'est la forêt de la Nuit). A 
Belle-Isle-en-Terre, le Guer reçoit le Guic, plus long de 5 ki- 
lomètres; à Trégrom, il coule sous les trois arches d'un pont 
très-élevé du chemin de fer de Paris à Brest, puis il baigne une 
colline abrupte, couronnée par les ruines grandioses du,château 
de Tonquedec, le Pierrefonds de la Bretagne. A Lannion, sa 
largeur augmente déjà considérablement, et de cette ville à 
la mer, sur 7 kilomètres, il porte des bateaux calant jusqu'à 
4 mètres. Son cours, dans une vallée rocheuse, sauvage, vrai- 
ment pittoresque, est d'environ 60 kilomètres jusqu'à Pen- 
Léguer, de 65 jusqu'à l'origine du Guic. De Lannion à la baie 
de Locquirec, qui appartient déjà pour moitié au département 
du Finistère, le littoral présente, comme accidents princi- 
paux, la Pointe de Séhar, Jes falaises de Trédrez; le golfe de 
Saint-Michel-en-Grève, d'une forme très-régulière; la Pointe 
de Plestin. La baie de Locquirec possède le petit port de Toul- 
an-Héry ; elle reçoit le Douron^ rivière qui sépare pendant long- 
temps le territoire des Côtes-du-Nord (à droite) de celui du 
Finistère (à gauche). 



COURS D'EAU. 15 

La Vilaine, fleuve d'environ 220 kilomètres de cours dans 
un bassin de près de 1,100,000 hectares, ne touche point le 
département des Cotes-du-Nord ; mais le territoire de ce dépar- 
tement donne naissance à deux de ses affluents, le Meu et 
rOust, et à divers tributaires de cette dernière rivière. 

Le Mcii, qui a 80 kilomètres de longueur, naît au pied du 
Mené, dans le canton de iMordrignac : il semble d'abord devoir 
être un affluent de droite de la Rance dont, sur un point, 
1,500 à 1,800 mètres seulement le séparent; mais au-dessous 
d'un étang de la foret de la ïlardouinaie, il tourne au sud-est 
et pénètre dans le département d'ille-et- Vilaine, oii il arrose 
un chef-lieu d'arrondissement, Montfort-sur-Meu. 

L'Oust, dont le nom réel est Oïdt^ est le tributaire le plus 
long et le plus abondant de la Vilaine. Long de 150 kilomètres, 
il coule constamment, sauf quelques détours, vers l'est-sud- 
est. Ses sources, situées près de Gorlay, descendent du même 
massif (colline de Kerchouau : 320 mètres) que celles du Gouet 
ou fleuve de Saint-Brieuc. 11 n'a parcouru encore que 9 ou 10 
kilomètres lorsqu'il lorme, avec le ruisseau de la Perche, le 
réservoir de Bar a ou de Bosméléac, étang peu large, mais 
long de 4 kilomètres : environ 3,500,000 mètres cubes d'eau 
s'y amassent derrière un barrage long de 90 mètres, haut 
de plus de 15 mètres; un canal, ou rigole, long de 
62 kilomètres, cxtraordinairemeut sinueuse, mène ces eaux 
au point de partage d'IIilvern, sur le canal de Nantes h 
Brest. Après un trajet d'environ 50 kilomètres, dans une 
vallée qui ne manque pas de beauté, l'Oust passe, au confluent 
du Larlion, dans le département du Morbihan. Dès lors, il prête 
sa vallée au canal de Nantes à Brest, qui emprunte ou longe 
son cours jusqu'au terme même de la rivière, dans la banlieue 
de Bedon (llle-et-Vilaine). Dans les Côtes-du-Nord, il ne tra- 
verse que des villages ou de petits bourgs comme Saint-Thélo, 
et laisse à 1,800 mètres à gauche un chef-lieu de canton, Uzel; 
dans le Morbihan, il baigne trois villes, Rohan, Josselin, Ma- 
lestioit. Sans parler du Larhon, ruisseau qui passe au pied du 
Coteau de Loudéac , trois rivières de son bassin ont leur cour 



16 COTES-DU-NORD. 

supérieur sur le territoire des Côtes-du-Nord : elles se nomment, 
de Test à l'ouest, la Duc, le Ninian et le Lié. 

La Duc porte aussi le nom breton à'ivel^ corrompu à la 
française et transformé en Livet, C'est une rivière de 55 kilo- 
mètres de longueur, qui a ses sources dans le Mené, tout près 
de celles du Meu. Elle passe à Merdrignac. Dans le départe- 
ment du Morbihan, elle forme, au pied de la colline de Ploër- 
mel, le vaste étang du Duc, d'oii elle tombe par une cascade de 
7 mètres, pour aller se jeter à 4 kilomètres plus bas dans le 
Ninian . 

Le Ninian s'appelle également la Trinité, Il garde son nom 
de Ninian quand il rencontre la Duc, bien qu'il soit un peu 
moins long que celle-ci, et se perd dans l'Oust à 4 kilomètres 
en aval de ce confluent. Il ne baigne que des hameaux sur le 
territoire des Côtes-du-Nord, oii il a ses sources dans le Mené, 
tout à côté de celles de la Duc; dans le Morbihan, il arrose la 
lande de Mi-Voie, qui vit le fameux combat des Trente. 

Le Lie\ rivière de 60 kilomètres, commence dans la forêt de 
Lorges; il laisse à gauche Plœuc, passe au Pontgamp, coule au 
pied de la colline de Plouguenast, côtoie la forêt de Loudéac, 
baigne la Chèze, et, passant dans le Morbihan, rencontre l'Oust 
près de la lisière de la forêt de Lanouée. 

Le Blavet, fleuve de 150 kilomètres de longueur, sort de 
la colline de Landevet (306 mètres), d'où descendent aussi le 
Guer et divers ruisseaux du bassin du Trieux; sa source est à 
5 kilomètres sud-est de Bourbriac, chef-lieu de canton. 11 coule 
vers le sud-sud-est, laisse à 2 kilomètres à gauche le bourg de 
Saint-Nicolas-du-Pelem, chef-lieu de canton, et reçoit le Sulon, 
ou ruisseau de Corlay, à 1,200 mètres en amont de Gouarec. 
Dans cette petite ville, il recueille le tribut du Doré ti rencontre 
le canal de Nantes à Brest pour en faire désormais partie inté- 
grante jusqu'à Pontivy, qui s'est appelée quelque temps Napo- 
léonville. A partir de Gouarec, et surtout du confluent du 
Doulas, devant les ruines de l'abbaye de Bon-Repos, il s'engage 
dans une vallée sinueuse, d'un bel aspect, formée par des talus 
à pic ou des roches de granit ayant jusqu'à 100 mètres de hau- 



COURS D'EAU. 17 

tenr au-dessus des eauv. Après avoir servi pendant plusieurs 
kilomètres de limite entre les Cotos-du-Nord (à gauche) et le 
Morbihan (à droite), et passé à 2,000 mètres en droite ligne de 
Miir-de-Bretagne, le Blavet entre définitivement dans le Mor- 
bihan pour y baigner Pontivy, flennebont, Lorient et tomber 
dans l'Océan par la lade de Lorient on de Port-Louis. De Pon- 
livy à la mei', il est navigable, pendant 75 kilomètres, dont 
15 de naviû^ation maritime entre Hennebont et Port-Louis : 
toutefois la navigation y est peu active au-dessus d'IIennebont, 
et les navires qui remontent jusqu'à cette ville ne tirent que 
2 mètres; mais Lorient est un de nos cinq ports militaires en 
même temps que* notre premier chantier de construction, et il 
reçoit les navires de guerre. Le cours du Blavet dans les Côtes- 
du-i\ord est de 00 kilomètres. — Parmi les affluents du Blavet, 
le Doi^é mérite une mention comme étant le ruisseau qui rem- 
plit les étangs de Glomel, notamment celui de Coron, dont les 
2,770,000 mètres cubes sont une réserve pour l'alimentation 
du canal de Nantes à Brest. 

L'Aulne ou Aune, petit fleuve de près de 110 kilomètres, 
a son origine au pied d'un coteau de 526 mètres, à la lisière 
méridionale de la forêt de Beffou, près de Lohuec (canton de 
Callac). A peine a-t-il parcouru 5 ou 6 kilomètres qu'il com- 
mence à séparer le territoire des Côtes-du-Nord de celui du Fi- 
nistère, ce qu'il continue de faire pendant une dizaine de ki- 
lomètres. Dans le Finistère, l'Aulne reçoit l'Hière, devient, à 
partir de ce confluent, partie intégrante du canal de Nantes à 
Brest, et, après un cours remarquablement sinueux, s'élargit 
notablement au-dessous de Chàteaulin, puis se perd dans la rade 
de Brest. — VHière ou Hier es, en breton Aven^ également issue 
des coteaux du canton de Callac, n'a dans les Côtes-du-Nord 
que la partie supérieure de son cours de près de 60 kilomètres, 
un peu plus long au confluent que celui de l'Aulne. Dans sa 
partie inférieure, elle fait partie du canal de Nantes à Brest. 

Canaux. — Le département est parcouru par deux canaux. 
Le canal crille-et-Rance prend son origine à Rennes, où il se 



18 COTES-DU-NORD. 

soude à la Vilaine. Il suit la vallée de l'IUe, franchit, à Hédé, 
le faîte qui la sépare de celle de la Rance, et, par cette der- 
nière, arrive au Chatelier, à 6 kilomètres en aval de Dinan. Il 
met Rennes en communication avec le port de Saint-Malo. Sa 
longueur totale est de 84,700 mètres; le bief de partage est à 
64 mètres d'altitude. La pente du côté de la Vilaine est de 
42"S25, du côté de la Rance de 62"% 70. La pente totale est 
rachetée par 48 écluses. L'alimentation est assurée par divers 
étangs, dont la capacité utile est d'environ 5 millions et demi 
de mètres cubes et par des rigoles ayant 20 kilomètres et demi 
de développement. 

Le canal de Nantes à Brest commence dans la Loire à Nantes 
et se termine à l'écluse de Châteaulin, sur l'Aulne, rivière 
qui débouche dans la rade de Rrest. Il passe successive- 
ment dans les bassins de la Vilaine, du Rlavet et de l'Aulne. 
Il est alimenté par les rivières de l'Isac et de l'Oust, du Rla- 
vet, de l'Aulne et de leurs affluents, et par les réservoirs de 
Vioreau, de Rosméléac, du Glomel, du Coron et du Rout-du- 
Rois, dont la contenance dépasse 16 millions de mètres cubes. 
Son développem'ent total est de 567,656 mètres. La pente 
totale est rachetée par 255 écluses. 

IV. — Climat. 

Le climat des Côtes-du-Nord est un des plus modérés de la 
France, non par la latitude, mais à cause du voisinage de la 
mer, qui a le privilège d'adoucir, d'égaliser les températures. 
Ce département privilégié fait partie d'une presqu'île, et s'il 
n'est iDaigné que par la Manche, il reçoit aussi de l'Océan, fort 
peu éloigné, des pluies bienfaisantes. D'autre part, il ne pos- 
sède pas de montagnes, et, moins un pays est élevé, moins il 
est froid en moyenne, et moins iTest sujet aux brusques chan- 
gements de température. 

Aussi, bien que ce département touche presque au 49^ degré 
de latitude, les froids n'y sont jamais bien vifs. 8 à 9 degrés 
au-dessous de zéro sont une chose très-rare à Saint-Rrieuc 



IIISTOinE. 19 

(mais non pas dans certaines communes élevées du Mené, des 
nionls d'Arrée ou des Montagnes-Noires). 

En somme, le département est soumis au climat armoricain 

ou breton, qui est non pas le plus cluuul, mais le plus modéré 

de la France, c'est-à-dire celui qui offre le moins d'écart 

entie ses températures extrêmes de chaleur et de froid. 

D'après des observations de longue durée faites à Saint-Brieuc, 

la moyenne annuelle des jours de glace n'est que de 50, celle 

des jours de gelée blanche de 42, celle des jours de neige de 

H. Il n'y a dans l'année que 71 journées absolument sereines. 

On conq)te 195 jours de pluie (d'autres disent 122), mais ce 

sont des pluies fines; si bien qu'au bout des douze mois, la 

hauteur totale n'est pas supérieure à la moyenne de la France : 

si toute l'eau tombée du ciel pendant l'année, pluie ou neige, 

restait sur le sol sans être bue par la terre ou pompée par le 

soleil, on recueillerait, dans les 305 jours, une nappe d'eau de 

70 à 80 centimètres de profondeur (la moyenne de la France 

est de 77 centimètres). 

V. — Curiosités naturelles. 

Faute de montagnes, le département des Côtes-du-Nord n'a 
ni glaciers, ni névés, ni pics sourcilleux, ni panoramas su- 
blimes, ni torrents, ni rapides, ni cascades. Mais presque toutes 
ses Viillées sont profondes, tortueuses, sauvages, et les rivages 
do la Manche y présentent quelques-uns des jikis beaux spec- 
tacles qu'jl soit donné à l'homme de contempler sur cette 
terre. Le littoral de ce déparlement est une de ces côtes saii- 
vacjes qu'on ne saurait trop admirer. 

VI. — Histoire. 

Dl's départements formés de l'ancienne province de Bre- 
tagne, celui deaCôtes-du-INord, par sa situation septentrionale, 
s est trouvé plus en dehors même que le Morbihan et le 
Finistère du mouvement général de l'histoire. Si on Teût con- 



20 COTES-DU-NOKD. 

tinué au moins jusqu'à Saint-Malo, il aurait compté parmi 
ses villes une cité maritime importante et qui a donné 
naissance à beaucoup d'hommes remarquables. 11 n'en a pas 
été ainsi et le département des Côtes-du-Nord, limité à un rivage 
d'accès difficile, sauf dans la baie de Saint-Brieuc, rude dans 
sa partie continentale, est resté, du moins pour quelques-uns 
de ses cantons, l'un des pays où se sont mieux conservés le 
caractère et l'idiome bretons. 

Cette contrée si reculée n'avait point cependant échappé à 
l'action romaine. On retrouve au village de Corseul des ves- 
tiges nombreux d'une ancienne cité qui fut — le nom même 
l'indique — la capitale du peuple gaulois les Curiosolites , Cette 
capitale aurait été désignée, au temps des Romains, sous le 
nom de Fanum Martis (Temple de Mars). Quoi qu'il en soit, 
on sait fort peu de chose sur ces premiers temps : ce pays 
était probablement peu habité, couvert d'épaisses forêts, et ce 
n'est qu'au moyen âge qu'on voit apparaître les villes existant 
encore aujourd'hui. 

Dinan^ qui, sans être le chef-lieu du département, n'en reste 
pas moins une des villes principales, est la cité la plus féconde 
en souvenirs historiques. Admirablement située dans la vallée 
de la liance, qu'elle domine de 60 mètres, elle remonte au 
commencement du neuvième siècle et l'on attribue sa fonda- 
tion à l'un des plus anciens rois de la Bretagne, Noménoé ou 
Nominoé, treizième roi des Bretons. Elle fut gouvernée par 
des vicomtes qui tinrent un rang honorable parmi les guer- 
riers : les Rolland, les Rivallon, les Alain, les Olivier, les 
Charles de Dinan. La ville de Dinan passait pour la seconde 
place de la Bretagne. Henri II, roi d'Angleterre, et Robert 
d'Artois (1545) commirent d'affreux ravages dans ses envi- 
rons : deux fois elle fut livrée aux flammes, la piemière par 
les Bretons au temps de la révolte des barons contre le duc 
Jean (1258); la seconde par l'Anglais Thomas d'Agworth, 
capitaine du parti de Montfort (1544). 

Pendant la guerre de succession de Bretagne, Dinan, assiégée 
par le duc de Lancastre (1559), fut secourue par Du Guesclin. 



IIISTOIRE. 



21 



La garnison, peu considérable, mais ranimée par la présence de 
Du Guesclin, fit une résistance telle que les efforts des Anglais 
échouèrent. C'est pendant ce siège, durant une trêve, que le 
héros breton combattit et renversa, dans un duel, un des plus 
redoutables chevaliers anglais, Thomas de Cantorbéry. Du 




La porte tic Drc^t, à Dinan. 

Guesclin devint l'enfant adoplif de la ville de Dinan par son 
union avec Tiphaine Raguenel, fille du vicomte de la Bel- 
lière, et qui avait prophétisé la victoire du fameux capitaine. 
Du Guesclin, avant de mourir^ avait même demandé à être 
inhumé à Dinan dans Téglise des Dominicains. Mais Charles V, 
on le sait, voulut qu'il lYit enterré à Saiiit-Deuis : le cœur seul 



22 ' COTES-DU-INORD. 

du héros fut porté à Diuan, chez les Dominicains : on Ta 
transporté en 1810 dans l'église de Saint-Sauveur. 

Au temps de la guerre folle, Dinan fut obligée de se sou- 
mettre aux troupes royales (1488). Durant la Ligue, elle fut 
une des places d'armes du duc de Mercœur, mais elle fut re- 
j)rise par les habitants de Saint-Malo pour le roi Henri IV. 
C'est à cette occasion qu'on rappelle ce trait de hardiesse 
naïve d'un habitant de Saint-Malo chargé d'aller annoncer la 
bonne nouvelle à Henri. « Sire, dit-il en arrivant, j'avons prins 
Dinan. » On ne s'attendait point à la reddition de cette place, 
qui paraissait devoir nécessiter un long siège. Le maréchal de 
Biron, dans le premier étonnement, s'écria : « Cela ne se 
peut. » — (( Vay, répondit le messager d'un ton railleur, sans 
s'effrayer de la qualité du personnage, il le sara mieux que 
mai qui y étas! )) Puis, toujours familier : « Est-on ici dans la 
maison du bon Dieu oii l'on ne boit ni mange? » Henri lY rit 
beaucoup de cette simplicité et de ce langage. 

Il y eut à Dinan onze tenues des Etats de la province, ce qui 
prouve assez l'importance qu'avait alors cette cité, aujourd'hui 
si paisible. 

La ville de Saint-Brieuc, aujourd'hui la plus importante, a 
du son origine au fils d'un chef breton venu de la grande île 
de Bretagne. C'était un disciple de saint Germain d'Auxerre 
qui descendit dans l'Armorique vers l'année 450 après Jésus- 
Christ. Ayant abordé à l'embouchure de la rivière de Gouet et 
ayant trouvé le site agréable, quoique désert, il s'y établit. Le 
comte du pays lui céda un territoire, et Brieuc fonda un cou- 
vent autour duquel se forma plus tard la ville dite de Saint- 
Brieuc. Noménoé y établit un évêché ainsi qu'à Tréguier (848), 
ville qui s'était formée également autour du monastère de 
Saint-Tugdual. Les évêques de Tréguier furent comme ceux de 
Saint-Pol-de-Léon, dans le Finistère, de puissants princes ecclé- 
siastiques, jouissant de droits nombreux et quasi-souverains. 
Ceux de Saint-Brieuc virent s'élever au-dessus d'eux une 
puissante maison, les comtes de Penthièvre, dont la domination 
s'étendit sur la plus grande partie du territoire actuel des 



IIISTOIUE. 23 

Cotes -du-Nord. Le comlc de Peiilhièvrc (Pontrcff ou PoiUrieux, 
pont sur le Trieux) comprenait tout l'éveché de Saiut-Brieuc 
et une |)artie du diocèse de Trégnier : il engloba les couités 
de Guingamp et de Laniballe. Dclenda par de nombreux châ- 
teaux (Cbàtelaudren, Avaugour, Quintin, iMoncontour, la Roche- 
Derrien, Lamballe, oii le fameux Lanouc Bras- de-Fer fut tué 
en 1591 ; Jugon, la Roclie-Goyon), il était une des seigneu- 
ries les plus redoutables de la Bretagne et appartenait, du 
reste, à une ^es branches de la famille ducale. Les Penthièvre 
espérèrent, après la mort du jeune duc Arthur de Brelagne, 
assassiné par Jean sans Terre en 1203, la succession du duché; 
mais Philippe-Auguste maria l'héritière Alix à un prince de la 
Maison de France, Pierre de Dreux, dit Mauclerc. Les Pen- 
thièvre furent alors les ennemis acharnés de Pierre de Dreux 
et des ducs de Bretagne. Cette rivalité ne prit fin que par le 
mariage de Gui de Bretagne, arrière-petit-fils de Mauclorc, avec 
une fille des comtes de Penthièvie. 

Ce fut une princesse de la maison de Penthièvre, Jeanne 
la Boiteuse, qui à la mort de Joan IH (1341) hérita du duché 
de Bretagne et épousa Charles do Blois. C'est Jeanne de Pen- 
thièvre qui, avec son époux, Charles de Blois, lutta contre Jean 
de Montl'ort dans cette fameuse guerre de la succession de Bre- 
tagne, triste prélude et qu'on peut môme compter comme une 
période de la guerre de Cent-ans. Le comté de Penthièvre de- 
vint le plus ferme appui de Charles de Blois, dont la cause, 
malgré le courage des chevaliers français, des Du Guesclin, dey 
Chsson, etc., fut définitivement perdue en 1364 (bataille 
d'Auray où périt Charles de Blois). Le Irailé de Guérande lé- 
duisit Jeanne la Boiteuse au comté de Penthièvre. L'orgueil de 
cette famille n'était point cependant abattu, et ses prétentions 
furent relevées par une femme, Marguerite de Clisson, qui' avait 
épousé un Penthièvre, Jean de Blois. Femme énergique et in- 
domptable, aspirant à être souveraine, Marguerite de Clisson 
excita son mari a faire une guerre acharnée au duc Jean IV et 
même une guerre déloyale. Elle lit preuve d'une grande perfidie 
en attirant Jean V dans un guet-apens, comme Jean lY avait fait 



U COTES-DU-NORD. 

d'ailleurs autrefois à l'égard du connétable de Clisson. Captif 
pendant cinq mois, Jean V dut cependant être délivré et n'eut 
point de repos qu'il ne se fût vengé des Penthièvre ; appuyé 
par la majeure partie de la noblesse bretonne, il assiégea 
et prit les châteaux des Penthièvre, rasa la plupart de leurs 
forteresses, et cette famille, entièrement ruinée, fut obligée d'al- 
ler chercher un refuge à la cour de France. Le comté de Pen- 
thièvre fut toutefois rétabli en 1525, et Charles IX l'érigeaen 
duché-pairie. Pendant les guerres de la Ligue, le duc de Mer- 
cœur épousa l'héritière de ce duché, et il fallut une lutte sé- 
rieuse pour réduire ce pays. 

Toutes ces guerres furent pour la contrée une époque dé- 
sastreuse, et presque toutes les villes eurent à en souffrir : 
Lamballe fut prise et ruinée en 1420, ainsi que Guingamp. 
Guingamp avait déjà pris une part active, comme Dinan, à la 
lutte entre Charles de Blois et Jean de Montfort. En 1364, 
Du Guesclin avait aidé les habitants de cette ville à se délivrer 
des Anglais, qui occupaient deux châteaux voisins, et cette cité, 
comme tant d'autres de la Bretagne, garde un reconnaissant sou- 
venir du héros. Guingamp fut encore une fois assiégée et prise, 
pendant la guerre folle (1488-1491), par la Trémoille. Durant 
les luttes de la Ligue, elle fut assiégée trois fois par les diffé- 
rents partis. C'est l'histoire des autres villes, de la Boche-Der- 
rien, prise et reprise maintes lois et près de laquelle Charles 
de Blois perdit une bataille (1347); de Lannion (Lan'huon), 
comme de Saint-Brieuc. Quant à Loudéac, l'histoire ne signale 
qu'au douzième siècle les aventures d'un visionnaire, Loii de 
r Étoile ou de Loudéac, qui souleva une partie des campagnes 
et dont les bandes furent dispersées par Conan III, duc de Bre- 
tagne. 

Comme dans les autres départements, les populations avaient 
trop bien appris à connaître les Anglais pour ne leur être pas 
très-hostiles, et, lorsqu'on 1758, pendant la désastreuse guerre 
de Sept-ans, les Anglais firent des descentes sur nos côtes, ils 
rencontrèrent une résistance des plus énergiques. En 1758, au 
mois de septembre, les côtes de.Bretagne virent apparaître une 




Guingamp. 



26 COTES-DU-]NOI\D. 

flotte anglaise de 120 voiles, qui se dirigea vers le cap Fréhel. 
Celte flotte débarqua une armée de 12,000 hommes dans la 
baie de Saint-Brieuc. Les Anglais s'avancèrent à travers plu- 
sieurs villages, Saint-Lunaire, Ploubalay, le Piessix-Bali>son, 
Trégon, commetlant partout d'elfroyables ravages. Deux cents 
hommes du pays, commandés par un homme intrépide, Rioust 
des VillaiidreiiSj un véritable Léonidas breton, arrêtèrent 
pendant une journée entière toute cette armée à un gué de 
l'Arguenon, au passage qu'on appelait le Guildo. Ces paysans 
mal armés dirigèrent un tel feu de mousqueterie contre les An- 
glais que ceux-ci crurent avoir affaire à des troupes con- 
sidérables. Un traîlre, Grumellon, de Saint-Lormel, éclaira 
l'ennemi sur les forces réelles qu'il avait devant lui et diri- 
gea les colonnes anglaises à travers les grèves des Quatre^ 
Vaux. Celles-ci entrèrent au Guildo, pillant et massacrant 
sur leur pussage ; puis, s'enhardissant, franchirent la ri- 
vière sur deux points et cherchèrent à envelopper la pe- 
tite troupe de Rioust des Villaudrens. Celui-ci battit en re- 
traite, mais il avait prévenu le gouverneur de la province, le 
duc d'Aiguillon, qui arrivait en hâte avec les troupes régulières. 
De Saint-Malo, de Dinan, de Saint-Brieuc, de Lamballe, accou- 
raient des troupes de volontaires. Les Anglais, voyant leuc expé- 
dition manquée, ne songèrent plus qu'à regagner leurs vais- 
seaux : les Français les suivirent, et, le 11 septembre 1758, 
s'engagea le combat de Saint-Cast^ près d'un petit golfe où 
stationnait la flotte anglaise. Le duc d'Aiguillon avait pour 
quartier général le moulin d'Anne, moulin à vent qui subsiste 
encore et d'où Ton domine toute la plage ; l'armée française 
descendit sur la grève pour poursuivre les Anglais, et des 
pièces de canon placées sur les falaises secondèrent l'attaque. 
Malgré les boulets que lançait la flotte anglaise, nos soldats 
poursuivirent jusque dans l'eau, à coups de baïonnettes, les 
chaloupes qui transportaient les Anglais dont beaucoup furent 
faits prisonniers. Il existe encore à Saint-Cast un cimetière des 
Anglais, et chaque année, le 1 1 septembre, on célèbre dans 
cette conmiune une procession commémorative de cette grande 



PERSONNAGES CÉLÈimES. 27 

journée, que rappelle aujourd'iiiii une magnifique colonne de 
granit, surnionlce d'un groupe de bronze et érigée en 1858. 
La Rcvolntion française divisa prol'ondénient les populations 
du département des Côtes-du-Nord, pays breton par excellence, 
resté longtenii)s à l'écart du mouvement général des idées. Le 
parli royaliste y trouva de fermes appuis, et longtemps la 
cliouaunerie désola la contrée, principalement à Quintin, entre 
Land)alle et Moncoiitonr, et dans les environs de Dinan. Dans 
le pays on se redit encore les mille récits dramatiques de cette 
guerre civile qui fut terrible, où les vengeances lépondaient 
aux vengeances, on les vainqueurs étaient le plus souvent sans 
pitié pour les vaincus ; guerre affreuse qui ne prit fin qu'en 
1799, mais qui reparut assez puissante à la première Restau- 
ration. 



VII. — Personnag^es célèbres. 

Treizième siècle. — Yvon-IIélouri de Kermartin , né en 
1255 au château de Kermartin, connaissait toutes les sciences 
de son temps et se fit remarquer par son détachement des choses 
du monde. Simple olficinl de Tréguier, avocat des pauvres et 
des orphelins, il avait fait de sa maison un véritable hôpital. 
Canonisé par le pape Clément V, Saint Yves est devenu Tnn 
des patrons de la Bretagne. 

Quatorzième siècle. — Bertrand Du Guesclin , né entre 
1514 et 1520 au château de la Motte-Broons, arrondissement 
de Dinan, l'un des plus grands guerriers qu'ait eus la France, 
se distingua d'abord dans la guerre de succession de Bretagne. 
11 se signala à Vannes (1542), à Fougeray, à Bennes, îa Diiiau. 
Passant au service de Charles V, il délivra ce prince des Navar- 
rais par la bataille de Cocherel (15G4), puis le royaume, des 
grandes compagnies qui l'infestaient, en les emmenant guer- 
royer en Fspagne. Vaincu, prisonnier, puis délivré, il finit jiar 
rétablir en Castille le prince ami de la France et s'occupa de 
délivrer le royaume des Anglais. Connétable de France, il guer- 
roya avec tant de ruse et de courage que les Anglais furent 



'28 COTES-DU-NOliD. 

chassés. 11 mourut au siège de Chàteauneuf-Iiandon en 1579. 
Dix-septième siècle. — Glébriam Mea>'-Bai'tiste Budks, 
comte et maréclial de), 1602-16-45, né au château de Plessis- 
Budes, dans la commune de Plédran. Ce lut 1 un des généraux 
les plus brillants qui se distinguèrent dans la période française 
de la ^^uerre de Trente-ans. 11 » X'-cutaen 1659 ce i)assage dii 
Rlïin qui le couvrit de gloire, et il gagna en Allemagne les deux 
victoires de AT ]f nbultel et de Rempten (1641 et 1642). 11 
mourut au sié^^e d^^ Rothwel , en Souabe, des suites d'une 
blessure reçue dans k Iranch^je; mais il eut la satisfaction, 
avant de mourir, de recevoir la soumission de la place. — 
CoËTLOGO>". La laniill d. Coëtlo^on ^ Ij )tellenie de l'évèché de 
Saint-ljrieuc; fut, entre les famill-s bretonnes, l'une àts plus 
fécondes en hommes distingués. L un des plus remarquables 
fut Aljiii-EmmanuL'l, marpiis de Coëtlogon, vice-arniral et ma- 
réchal de 1 rance, né en J 'J l'J. qui se signala dans les guerres 
de Louis XIV : combats de Palerme (1675), d'Agosta. En d686, 
il triompha avec un seul navire de deux vaisseaux espagnols, 
prit piirt au bomhardL-uj-nt d'Alger ('10^<8), au conibat de la 
baie •- Lantry <i689) et au terrible combat de la Hougue 
nj*:i;. En 1095, il d''f^,Midit Saint-Malo contre une puissante 
armée anglaise et mourut en 1750, vice-amiral du Levjut, 
sept jours après avoir reçu le batou de maréchal de France. 
Dix-huitième siècle . — Dcclos '''Charles Pi.notj, historien et 
moialiste, né à Dinaj ^ju 1704, rnort eii 1772. De ses ouvrages, 
en partie oubliés, le plus connu aujourd'hui est relatif à This- 
toire du règne de Louis XIV, de la régence et de Louis XV 
(Mémoires secretsj. — Plelo ( Louis-PiObert-Hippolyte de 
Ep.tHA.N, comte lfj, né eu 1699, ambassadeur eu Danemark 
depuis 1729, se signala par un trait d'héroïsme et de patrio- 
tisuje qui l'a rendu immortel. II ne craignit pas, avec quinze 
cents hommes, d'aller secourir le beau-père du roi de France, 
Stanislas Leczinski, assiégé dans la ville deDantzig par 40,000 
Russes (ilôi), où il se fit tuer plutôt que de reculer. Quelques 
auteurs indiquent Kennes pour le lieu de naissuice de Ptelo; 
sa mère était fille du premier président du Parlement de Bre- 



POPULATION, LANGUES, CULTES, INSTRUCTION PUBLIQUE. 29 

tagne, mais la famille était une des plus anciennes et des plus 
distinguées des Côtes-du-Nord (Plélo, canton de Châtelandren). 
Dix-neuvième siècle. — .Iodeut dit de Lamballe (Aintoiim:- 
Joseph), chirurgien, né à Matignon en 1799, mort à Paris en 
18G7, a été l'un des plus célèbres praticiens de notre siècle et 
a laissé de savantes études chirurgicales. 

Wlll. — Population, langues, cultes, instruction publique. 

La population des Côtes-du-Nord s'élève, d'après le recen- 
sement de 1876, à 630,957 habitants (500,906 du sexe mas- 
culin, 530,051 du sexe féminin). A ce point de vue, c'est le 
huitième département. Le chiffre des habitants divisé par 
celui des hectares donne environ 92 habitants par 100 hectares 
ou par kilomètre carré : c'est ce qu'on nomme la population 
spécifique. La France entière ayant 69 à 70 habitants par kilo- 
mètre carré, il en résulte que les Côtes-du-Nord renferment, à 
surface égale, 22 à 23 habitants de plus que l'ensemble de 
notre pays. 

Depuis 1801, date du premier recensement officiel, les 
Côtes-du-Nord ont gagné 126,654 habitants. 

Les habitants des campagnes, excepté les arrondissements 
de Dinan, Saint-Brieuc et une partie de celui de Loudéac, par- 
lent le bas-breton, débris des langues celtiques qui, avant notre 
ère, régnèrent dans l'Europe occidentale. Des (juatre dialectes 
du bas-breton, le plus pur est celui de Léon, le plus ancien 
celui de Tréguier, dit breton-bretoim;int. 

Presque tous les habilants des Côtes-du-Nord sont catholi- 
ques : sur les 622,295 habitants de 1872, on ne comptait que 
383 [)roteslants. 

Le nombre des naissances a été, en 1875, de 19,201 (plus 
935 mort-nés) ; celui des décès, de 1 4,998 ; celui des maria- 
ges, de 5,005. 

La vie moyenne est de 53 ans mois. 

Le lycée de Saint-Brieuc a compté en 1877, 270 élèves ; 
les collèges communaux de Dinan, Lamballc et Lannion, 



50 COTES-DU-NORD. 

565; le collège ecclésiastique de Notre-Dame de Guingamp, 
120; \q?> institutions secondaires libres, 1,605; lo^ écoles 
primaires, 72,124; 29 salles cVasile, 4,076; 469 cours d'a- 
dultes, 15,870. 

Le recensement de 1872 a donné les résultats suivants : 

Ne sachant ni lire ni écrire 226,507 

Sachant lire seulement ) 

Sachant lire et écrire ( 2J«,447 

Dont on n'a pu vérilier l'instruction .... 97,281 



Total de la population civile. . . 622,295 

Sur 125 accusés de crimes en 1875, on a compté : 

Accusés ne sachant ni lire ni écrire 70 

— sachant lire ou écrire imparfaitement. , 34 

— sachant bien lire et bien écrire 12 

— ayant reçu une instruction supérieure. . 7 



IX. ' — DiYifsions administratives. 

* 

Le département des Côtes-du-Nord forme le diocèse deSaint- 
Brieuc (suffragant de Rennes) ; — la 57® subdivision de la 
16® division militaire du 10® corps d'armée (Rennes). — 11 
ressortit : à la cour d'appel de Rennes, — à Tacadémie de 
Rennes, — à la 14® légion de gendarmerie (Rennes), — à la 
12® inspection des ponts et chaussées, — à la 25® conservation 
des forêts ([{ennes), — an 2" arrondissement maritime (Brest), 
— à l'arrondissement minéralogique de Rennes (division du 
Nord-Ouest), — à la 1'® région agricole (Nord-Ouest). — Il 
comprend : 5 arrondissements (Dinan, Guingamp, Lannion, 
Loudéac, Saint-Brieuc), 48 cantons, 589 communes. 

Chef-lieu du département : SAINT-BRIEUC. 
Chefs-lieux d'arrondissement : Dijnan, Guingamp, Lannion, 
Loudéac, Saint-Brieuc. 



DIVISIONS ADMINISTRATIVES. 31 

Arrondissement de Dinan (10 canl. ; 91 com.; Iti0,508 hab. ; 141,098 
hectares). 

Canton de Broons (9 com.; 15,494 liab.; 22,077 hect.). — Broons — 
Érûac — Lanrelas — Mcgrit — Rouillac — Sévignac — Trédias — 
Trénieur — Yvignac. 

Canton de Dinan [Est) (8 com.; 15,379 hab.; 0,951 hect.). — Dinan 

— Lanvallay — Lélion — Pleudihen — Saint-IIclen — Saint-Solain — 
Tressaint — Vicomte (la). 

Canton de Dinan (Ouest) (13 com.; 15,400 hab.; 12,027 hect.). — Au- 
caleuc — Bobital — Brusvily — Galorguen — Dinan — Ilinglé (le) — Plouër 

— Quévert — Saint-Carné — Saint-Samson — Taden — Trélivan — 
Trévron. 

Canton d'Évran (7com.; 10,551 hab. ; 11,990 hect.). — Évran — Plouas- 
ne — Quiou (le) — Saint-André-des-Eaux — Saint-Judoce — Saint-Juvat 

— Trclumel. 

Canton de Jugon (8 com. ; 12,230 hab. ; 19,058 hect.). — Dolo — Jugon 

— Lescouët — Blédéliac — Plénée-Jugon — Plestan — Saint-Igneuc 

— Tramain. 

Canton de Matignon (12 com.; 14,244 hab.; 19,593 hect.). — 
Bouillie (la) — llénanbihen — Ilénansal — Matignon — Notre-Damc-du- 
Giiildo — Pléboulle — Pléhérel — Plévenon — Ruca — Saint-Gast — Saint- 
Dénoiial — Saint-Pôlan. 

Canton de Plancoët (10 com.; 13,607 hab.; 17,150 hect.). — Bo 
seul — Corseul — Grchen — Landebia — Languenan — Plancoët — Plessix- 
Balisson — Pleven — Pluduno — Saint-Lormel. 

Canton de Plélan-lc-Petit (9 com.; 5,311 hab.; 8,529 hect.). — 
Landec (la) — Languédias — Plélan-le-Petit — Plorec — Saint-Maudez 

— Saint-Meloir — ^Saint-Michel-de-Plélan — Trébcdan — Vildé-Guin- 



gnlan. 



Canton de Ploubalatj (8 com.; 9043 hab.; 8,247 hect.). — Lancienx 

— Langrolay — Pleslin — Ploubalay — Saint-Jacut-de-la-Mer — Tré^on 

— Tréméreuc — Trigavou. 

Canton de Saint-Jouan-de-Vlsle (8 com.; 9,273 hab,; 13,070 hect.). 

— Caulnes — Ghapelle-Blanche (la) — Guenroc — Guitté — Plumaudan 

— Plumaugat — Saint-Jouan-de-l'Isle — Saint-Maden. 

Arrondissement de Guingamp (10 cant. ; 77 com.; 128,709 hab.; 
173,009 hect.). 

Canton de Bégard (8 com.; 11,733 hab; 10,102 hect.). — Be'gard — 
Kormoroch — Landebaëron — Pédernec — Saint-Laurent — Squilficc — 
Tréij^onncau — Trézélan. 

Canton de Belle-Isle-cn-Terre (8 com. ; 14,007 hab.; 17,244 hoct.). 

— Belle-Isle-en-Terre — Ghapelle-Neuve (la) — Guninluiel — Locquenvel 

— l.ouargat — Plougonver — Saint-ÉIoi — Tréglamiis. 

Canton de Bourbriac (7 com.; 10,045 hab.; 17,272 hect.). — Bour- 
briac — Kérien , — Magoar — i'iéridy — Pont-Melvcz — Saint-Adrien — 
Senven-Léhart. 



52 COTES-DU-NORD. 

Cantonde Callac (Il com.; 17,166 hab. ; 29,347, hect.). — Bulat-Pes- 
tivien — Calanhel — Callac — Carnoët — Duaull — Lohuec — Maël-Pes- 
tivien — Plourac'h — Plusquellec — Saint-Nicodeme — Saint-Servais. 

Canton de Gaingamp (8 com. ; 17,455 hab. ; 11,956 hect.). — Coadout 

— Grâces — Guingamp — Moustérus — Pabu — Plouisy — Ploumagoar 

— Sainl-Agathon. 

Canton de Ma'èl-Carhaix (8 com.; 9,481 hab.; 18,650 hect.). — 
Locarn — Maël-Carhaix — Mousloir (le) — Paule — Plévin — Trébrivan 

— Treffin — Tréogan. 

Canton de Plouagat (7 com. ; 9085 hab.; 15,019 hect.). — Bringolo 

— Goudelin — Lanrodec — Plouagat — Sahit-Fiacre — Saint- Jean-lverda- 
niel — Saint-Péver. 

Canton de Pontrieux (8 com.; 14,100 hab.; 10,558 hect.). — Brélidy 

— Ploëzal — Ploucc — Pontrieux — Quimper-Guézennec — Runan — 
Saint-Clet — Saint-Gilles-les-Bois. 

Canton de Piostrenen (6 com.; 14,465 hab.; 25,759 hect.). — Glomel 

— Kergrist-Moëlou — Plouguernével — Plounévez-Quintin — Rostrenen 

— Saint-Michel — Tiémargat. 

Canton de Saint-lSicolas-du-Pelem (8 com.; 10,532 hab.; 19,123 
hect.). — Ganihuel — Kerpert — Lanrivain — Peumerit-Quintin — Saint- 
Connan — Saint- Gilles-Pligeaux — Saint-Nicolas-du-Pélem — Sainte- 
Tréphine. 

Arrondissement de Lannion (7 cant. ; 65 com.; 115,371 hab.; 
90,599 hect.). 
Canton de Lannion (9 com. ; 17,890 hab. ; 10,719 hect.). — Brélevenez 

— Buhulien — Gaouënnec — Lannion — Loguivy-lès-Lannion — Ploubezre 
-^ Ploulec'h — Rospez — Servel. 

Canton de Lézardineux (7 com. ; 13,975 hab. ; 9,239 hect;). — Ker- 
hors — Lanmodez — Lézardrieux — Pleubian — Pleudaniel — Pleumeur- 
Gautier — Trédarzec. 

Canton de Perros-Guirec (9 com.; 13,947 hab.; 10,222 hect.). — 
Kermaria-Sulard — Louannec — Perros-Guirec — Pieumeur-Bodou — 
Saint-Quay — Trébeurden — Trégastel — Trélévern — Trévou-Tréguignec. 

Cantonde Plestin (9 com. , 16,119 hab.; 14,480 hect.). — Lanvellec 

— Plestin — Ploumiliiau — Plouzélambre — Plulur — Saint-Michel-en~ 
Grève — Trédrez — Tréduder — Trémel. 

Canton de Plouaret (9 com. ; 22,490 hab. ; 24,976 hect.). — Loguivy- 
Plougras — Plouaret — Plougras — Plounérin — Plounévez-Moëdec — 
Pluzunet — Tonquédec — Tr^grom — Vieux-Marché (le). 

Canton de la Roche-Derrien (12 com.; 12,516 hab.; 9,489 hect.). — 
Berhct — Gavau — Coatasconi — llengoat — Lanvézéac — Manlallot — 
Pommerit-.laudy — Pouldouran — Prat — Quemperven — Roche-Der- 
rien (la) — Troguéry. 

Canton de Tréguier (10 com. ; 18,434 hab. ; 11,474 hect.). — Camlez 

— Coatréven — Langoat — Lanmérin — Minihy-Tréguier — Penvénan ■ — 
Plougresuant — Plouguiel — Tréguier — Trézény. 



DIVISIONS ADMINISTRATIVES. 35 

Arrondissement de Loudéac (9 cant.; GO com. ; 89,671 hab. ; 
156,654 liect.). 

Canton de la Chèze {0 com.; 11,199 hab. ; 18,878 hcct.). — Cambout 
(le) — Chùze (la) — Coëllogon — Fcrrière (la) — Plcmet — Plumicux — 
Trénessaye (la) — Saint-Darnabé — Saint-Eticnrie-dii-Gué-de-l'lsle. 

Canton de Colllnéc (0 com.; 8,003 hab.; 11,1'28 hcct.). — Collince 

— Gouray (le) — Laiigourla — Saint-Gilles-du-Mciié — Saint-Gouéno — 
Saint-Jacut-du-Moné. 

Canton de Corlaij (5 communes; 6,957 hab.; 11,221 hectares). — 
Corlay — llaut-Goday (le) — Plussulieii — Saint-Martin-des-Prcs— Saint- 
Maveux. 

Canton de Goarec (8 com.; 7,675 hab.; 14,169 hect.). — Goarec — 
Laniscat — Lescouët — Mellionnec — Perret — Plélauff — Saint-Gelven 

— Saint-Igeaux. 

Canton de Loudéac (6 com.; 13,938 hab.; 19,248 hcct.). — Ilémons- 
toir — Loudéac — Motte (la) — Saint-Garadec — Saint-Maudan — Trêve. 

Canton de Merdrignac (9 com.; 12,862 hab.; 24,802 hect.), — Gom- 
mené — lUifaut — Laurenan — Loscouct (le) — Merdrignac — Mérillac 

— Saint-Launeuc — Saint-Vran — Trémorel. 

Canton de Mûr (5 com.; 6,087 hab.; 9,566 hect.). — Caurel — Mûr 

— Saint-Gonnec — Saint-Gilles-Yieux-Marché — Saint-Guen. 

Canton de Tlouguenast (5 com. ; 15,253 hab. ; 16,253 hect.). — Gaus- 
son — Langast — Plcmy — Plessala — Plouguenast. 

Canton d'Uzel (7 com.; 9,717 hab.; 11,589 hect.). — Allineuc — 
Grâce — Mcrléac — Quillio (le) — Saint-Hervé — Saint-Thélo — Uzel. 

Arrondissement de Saint-Brieuc (12 cant.; 96 com.; 176,608 hab.; 
147,695 hect.). 

Canton de Châtelaudren (8 com.; 11,602 hab.; 12,892 hect.). — 
Boqueho — Châtelaudren — Cohiniac — Pléio — Pierncut' — Plouvara — 
Trégomeur — Trérnéloirt 

Canton d'Étables (6 com.; 11,822 hab.; 5,632 hect.). — Binic — 
Elables — Lantic — Plourhan — Sainl-Quay — Tréveneuc* 

Canton de Laniballe (15 com.; 15,957 hab.; 16,127 hect.). — Andel 

— Coëtmioux — Lamballe — Landehen — Malhoure (la) — Maroué — 
Meslin — Morieux — Noyai — PommereL — Poterie (la) — Quintcnic — 
Saint-Aaron — Saint-Kieul — Trégomar. 

Canton de Lanvollon (11 com. ; 13,474 hab. ; 11,582 liect.). — Faouët 
(le) — Gommenec'li — Lannebert — Lanvollon — Merzer (le) — Pléguien 

— Pomment-le-Vicomte — Tréguidei — Tréméven — Tressignaux — 
Trévérec. 

Canton de Moncontoiir (10 com.; 14,884 hab.; 18,363 hect.). — 
Bréhand — Hénon — Moncontour — Penguily — Qucssoy — Saint-Carreuc 

— Saint-Glen — Saint-Trimoël — Trébry — Trédaniel. 

Canton de Paunpol (9 com. ; 19,982 hab.; 11,522 hect.). — Bréhat 
(île de) — Kerfot — Kérity — Paimpol — Ploiibazlanec — Plouézec — 
Plonez — Plourivo — \vias. 



5i COTES-DU-NORD. 

Canton de Pléneuf (5 com. ; 9,857 hab. ; 12,718 licct.). — Erquy — 
Planguenoual — Pléneuf — Pluricn — Saint-Alban. 

Canton de Plœuc (6 com. ; 12,717 hab.; 15,851 hect.). — Bodco (le) 

— Harmoye (la) — Hermitage (T) — Lanfains — Plaintel — Plœuc. 
Canton de Ploitha (5 com.; 9,088 hab.; 6,618 hect.). — Lanleff — 

Lanloup — Pléhédel — Plouha — Pludual. 
Canton de Quintin (8 com.; 11,975 hab.; 11,805 hect.). — Fœil (le) 

— Leslay (le) — Plaine-Haute — Quintin — Saint-Bihy — Saint-Brandan 

— Saint-Gildas — Yieux-Bourg (le). 

Canton [Nord] de Saint-Brieuc (6 com. ; 20,204 hab. ; 11,680 hect.). 

— Méaugon (la) — Plérin — Ploufragan — Pordic — Saint-Brieuc — 
Trémuson. 

Canton (Sud) de Saint-Brieuc [S com.; 25,068 hab.; 12,907 hect.). 

— Hillion — Langueux — Plédran — Saint-Brieuc — Saint-Donan — 
Saint-Julien — Trégueux — Yffmiac. 



X. — Agriculture. 

Sur les 688,562 hectares du département, on compte eii nombres 
ronds : 

Terres labourables 424,000 hectares. 

Prés 57,000 

Bois. . ., 56,000 

Landes 128,000 

, Le reste se partage entre les farineux, les cultures potagères, ma- 
raîchères et industrielles, les étangs, les emplacements de villes, de 
bourgs, de villages, de fermes, les surfaces prises par les routes, les 
rivières, les chemins de fer, les cimetières. 

En nombres ronds, on compte dans le département 98,000 chevaux, 
ânes et mulets, 536,000 bœufs, 129,000 moutons, 120,000 porcs, 
5,000 chèvres et près de 27,000 chiens. Les petites vacJies de Dinan 
sont généralement bonnes laitières. Les moutons des Mâts-de-Goëllo, 
petites îles situées au nord du port Lazo (près de Paimpol), sont renom- 
més pour la délicatesse de leur chair. L'élevage des chevaux est très- 
soigné, et des courses périodiques ont lieu dans plusieurs localités, qui 
ont pour objet principal la production et l'essai des chevaux du pays. Les 
courses de Corlay sont à ce point de vue les plus intéressantes de la 
Bretagne. « Les doubles bidets des Gôtes-du-Nord sont très-recherchés 
dans les foires; d'heureux croisements opérés dans cette race, au moyen 
d'étalons anglais pur sang, ont augmenté la taille et allégé l'allure des 
produits, tout en leur conservant leurs qualités natives. Ils rivalisent 



1 



AGRICULTURE. 35 

maintenant d'agilité avec les meilleurs coursiers, et, amsi améliorés, 
présentent de très-grands avantages aux cultivateurs, en offrant à la 
cavalerie légère et aux amateurs d'excellentes montures, d'un prix 
généralement peu élevé. » (Bretagne contemporaine,) Un dépôt de 
100 étalons, situé à Lamballe, pourvoit de reproducteurs une vingtaine 
de stations dans le département. — L'éducation des abeilles est aussi 
fort répandue ; plus de 140,000 ruches produisent annuellement pour 
i, 500, 000 francs de cire et de miel estimés. 

Le département des Côtcs-du-Nord peut être divisé en deux régions : 
Tune dite du littor al y riche , industrieuse, peuplée et civilisée; l'autre, 
agricole ou pastorale, longtemps inculte et sauvage, mais s'améliorant 
chaque jour par les chemins de fer et les voies ouvertes à la circula- 
tion. 

Tout le littoral du département est très-fertile ; mais l'agriculture 
est stationnaire à l'intérieur, où le sol est couvert de landes. Cet état 
de choses s'exjilique par l'absence, dans cette dernière partie du terri- 
toire, des engrais qu'on trouve en abondance sur les côtes. Les femmes 
vont recueillir sur les plages, à marée basse, le varech, le goémon et la 
tangue, argile très-compacte dont l'emploi est très-répandu en J3re- 
ta^rne ; les sables calcaires de Saint-Juvat et d'autres communes 
voisines de la Rance, sont très-recherchés. La lieue de grève, près de 
Trédrez, contient environ 600 hectares de sable calcaire, formé de 
débris de coquillages que les cultivateurs viennent y chercher de 
plusieurs lieues pour fertiliser leurs champs. Le point le plus fertile 
du littoral est peut-être la commune de Kérity, coin de terre excep- 
tionnel, où des myrtes, des mûriers, des figuiers gigantesques cou- 
vrent la plage, laissant presque pendre leurs fruits dans les flots. 

La propriété est très-divisée dans le département, et principale- 
ment sur le littoral : les fermes de 50 hectares y sont rares, et nombre 
de propriétaires exploitent eux-mêmes leurs terres. On cultive sur les 
côtes \c froment (c'est l'arrondissement de Dinan qui en récolte le plus), 
Torge, le chanvre, le colza, les ray-grass d'Italie et d'Angleterre, le 
trèfle rouge; à l'intérieur, le seigle, Tavoine, des oignons et des choux 
très-estimés.Il existe de heWes prairies dans les vallées où serpentent 
rOust, le Larhon, le Lié et le Ninian. 

Les principales forêts sont : celles de Loudéac (2,700 hec- 
tares), peuplée de sangliers, de loups, de chevreuils, de cerfs, de 
blaireaux et de renards ; celles de Saint-Aubin et de la Hunaudaie, 
entre Lamballe et Plancoët (elles ne forment qu'un seul massif 
de 2,512 hectares); la forêt de la Hardouinaie (2,350 hectares), 
au nord de Merdrignac, traversée par le Meu ; la forêt de Lorges 
^2,G7G hectares), entre Plœuc, Uzel et Quintin; celles de Coai- 



36 COTES-DU-NORD. 

an-Nay et de Coal-an-Noz (1,500 hectares), au sud-est de Belle- 
Isle, séparées par le ruisseau de Pontmur; la forêt de Beffou 
(900 hectares), au sud-ouest de Belle-Isle, au nord-ouest de Callac, à 
la limite du Finistère; la forêt de Diiault (500 hectares); celle de 
Brocéliante^ si célèbre dans les légendes, etc. Les essences qui y 
dominent sont le chêne, le hêtre et le bouleau. Les arbres verts vien- 
nent bien dans les landes, et le pin maritime dans les dunes. Les 
dunes de la péninsule de Saint-Jacut sont fixées par des paspalum 
dactylo appelés mires dans le pays. — Les seuls arbres fruitiers, avec 
les pruniers et les guiniers (cerises noires), sont le pommier et le poi- 
rier (poires roussettes do Quessoy), fournissant un cidre excellent, 
principale boisson du pays; on estime les reinettes de Châtelaudreriy 
fournies par les vergers avoisinant cette ville. — Il existe une école 
d'agriculture (colonie pénitentiaire) à Saint-Ilan, près de Saint- 
Brieuc. 

XI. — Industrie. 

La seule mine de fer exploitée est celle du Pas et du Bas- Vallon 
(commune de FHermitage), dont le minerai est consommé par le 
haut fourneau du Pas. — Le sel est fourni principalement parles ma- 
rais salants de Langueux, qui rapportent à l'Etat 40,000 francs par an. 
— Caurel, Mûr, Giiitté et la Roche-Derrien ont des carrières d'ardoi- 
ses. — A 2 kilomètres de Plouézec, près du port Lazo, se dresse le 
rocher deCraka, dont la pierre schisteuse, ou plombagine^ est propre 
à la fabrication du crayon. 

Autour de Saint-Brieuc s'exploitent des carrières (500 ouvriers) d'un 
beau granit bleu et noir, qui a été employé pour la construction de tous 
les édifices importants de Saint-Brieuc, et qui est très-recherché pour 
les trottoirs à Paris et dans d'autres grandes villes. Près de la même 
ville, du côté de la mer, MM. Huguet et Guépin ont découvert, il y a 
plus de vingt ans, des blocs d'une belle serpentine verte et noire; 
mais l'impossibilité de traiter avec la propriétaire du terrain a fait 
négliger cette découverte qui pouvait devenir précieuse. Il s'exploite 
aussi des carrières de pierre de taille à Erquy, Moncontour, Hinglé, 
Plouha et à Saint-Cast, village connu par ses pierres plates. — Le ha- 
meau de Yaublanc (commune de Plémet) extrait du kaolin et une 
quantité considérable de terres et sables réfractaires pour hauts four- 
neaux, cubilots et creusets. — Enfin il existe aussi sur le territoire 
du département des gisements inexploités de gneiss, de porphyre, 
schiste, marbre, ocre jaune et rouge, et de l'argile à poterie, utilisée 
près de Lamballe. 



INDUSTRIE. 37 

On trouve des sources minérales : près de la gare de Saint-Brieuc, 
dans une propriété particulière où jaillit une fonlaine ferrugineuse, 
découverte en 1673, mais aujourd'hui abandonnée; à Lannion, Paim- 
pol, Tréguier, à la Guevière près de Lamballe, à Trévron et à Dinan. 
— Les eaux de la fontaine minérale de Dinan, la plus importante, 
sont salines, légèrement gazeuses, d'un jaune irisé, fondantes, apé- 
rilives, stomacliiques, et conviennent particulièrement aux personnes 
affaiblies, aux estomacs fatigués ; elles débarrassent les organes de la 
digestion, activent la circulation, chassent la bile, les sérosités, les 
glaires, rendent Tappétit, elc. M. Malagutti, de la Faculté de Renne?, 
y a constaté la présence de la litbine, de Tarsenic, de l'acide phos- 
pborique et de carbonates alcalins. L'association dans ces eaux du 
fer avec le sel arsenical parait à M. le docteur Frémy une circonstance 
des plus favorables et des plus rares. La température moyenne des 
eaux est de 15 h 20 degrés. 

Les deux principales industries du département sont la grande pêche 
et la fabrication des toiles. La plupart des marins bas- bretons vont 
pêcher la morue sur les côtes d'Islande et de Terre-Neuve. Le départ 
des bateaux a lieu le dimanche le plus rapproché de la première 
grande marée du mois de mai. Ce jour-là, dans la seule rade de 
Porlrieux, oii se donnent rendez-vous chaque année les navires de la 
baie de Saint-Brieuc, 4,000 hommes se trouvent réunis. 

La fabrication des toiles dites loiles de Bretagne, quoique bien 
déchue de son ancienne prospérité, est encore considérable, surtout 
dans l'arrondissement de Loudéac, où les villes de Loudéac et d'Uzel 
sont, avec Qumtin dans l'arrondissement de Saint-Brieuc, les princi- 
paux centres de celte industrie. A Quintin, le tissage des toiles, bien 
qu'il ne soit plus que l'ombre de ce qu'il a été pendant plusieurs siè- 
cles, occupe encore plus de 500 tisserands, a qui luttent avec courage 
contre le travail des machines, et entretiennent notamment une fabrique 
de linge ouvré donnant des produits dignes de rivaliser avec tout ce 
qui se fait de plus beau et de plus élégant en ce genre, môme dans les 
pays étrangers. » On estime les toiles de ménage de Dinan, qui a 
aussi des manufactures de toiles à voiles et de toiles de Combourij 
pour les hôpitaux et les prisons; annuellement, il s'y fabrique, tant 
pour rÉtat que pour le commerce, 200,000 à 500,000 mètres de 
toiles ayant une valeur totale de 500,000 à 450,000 francs. 

L'industrie linière a une certaine importance, surtout dans le 
canton de Lanvollon : le teillage manuel du Un s'est introduit dans 
un grand nombre de villages, et le commerce local peut expédier aux 
industriels du Nord des envois importants de filasse; cette filasse, 
souvent mal préparée, suivant l'ancienne méthode, rivalise pourtant 



58 COTES-DU-NORD. 

avec les lins de la Flandre et les chanvres de TAnjou. Il existe des 
teillages mécaniques à Plouec, Pontrieux, Lannion et Minihy-Tréguier. 

L'industrie métallurgique est représentée dans le département par 
les forges du Bourg, des Hôpitaux, de Langourian et de la Couture 
(commune d Erquy), de Broons, de la Hardouinaie (commune de Mer- 
drignac), des Salles (commune de Perret) et du Yaublanc; par le haut 
fourneau du Pas, qui emploie 25,000 quintaux métriques de minerais, 
fournis par une mine voisine, et qui met en œuvre une partie de la 
fonte qu'il produit pour la fabrication de poteries très-recherchées en 
Bretagne; la fonderie de fonte de Saint- Brieuc; les fabriques d'instru- 
ments agricoles de Dinan, Lannion, Lanvollon et Saint-Brieuc; les 
clouteries de Broons, Châtelaudren, Dinan, Plénée-Jugon et Gouarec ; 
les taillanderies de Saint-Jouan-de-l'lsle. 

De plus, le département possède : — d'importants chantiers de con- 
struction de bateaux ou de navires, situés à Binic, au Légué, àPaimpol, 
Perros-Guirec, Saint-Brieuc, Saint-Quay et Tréguier; — des corderies 
pour la marine, dans la plupart de ces mêmes localités, ainsi qu'à Bégard, 
Broons, Loudéac, Pordic, Quintin et Sévignac; — des filatures de laine, 
à Saint-Brieuc; — des scieries mécaniques, à Saint-Brieuc, au Légué, 
à Lannion, Plouha et Tréguier ; — de nombreuses tanneries, cor- 
roieries ou inégisseries, à Bégard, Belle-ïsle-en-Terre, Binic, Broons, 
Callac, Caulnes-Dinan, Châtelaudren, la Ghèze, Dinan, Evran, Guen- 
roc, Guingamp, Jugon, Lamballe, Lannion, Minihy-Tréguier, Moncon- 
tour, Plancoët, Plénée-Jugon, Plouha, Pontrieux, Quintin, la Roche- 
Derrien, Saint-Brieuc, Saint-Jouan-de-lTsle, etc.; — des papeteries. 
à Saint-Brieuc^ Châtelaudren, Quintin, Saint-Jouan-de-l'lsle; Belie- 
Isle-en-Terre et Plounévez-Moëdec; — des minoteries, au Bosq, aux 
Ponts-Neufs, à B:nic, Plérin, Quintin, Caulnes-Dinan, Saint-Jacut-de- 
la-Mer, Guingamp, Kerglas (10 paires de meules), Ploubezre, Tréguier, 
Trédarzec, etc.; — des cireriès ou des blanchisseries de cire, à Saint- 
Brieuc, Lamballe, Guingamp, Lanvollon, Uzel, etc. ; — des imprime- 
ries, des brasseries, des fabriques d'amidon, de cardes, carton, cha- 
peaux, chaussures, flanelles, huile, machines à battre le blé, noir 
animal, pianos et autres instruments de musique, poteries, etc. 



XII. — Commerce, chemins de fer, routes. 

Le département des Côtes-du-Nord exporte : des chevaux, pour la 
remonte de la cavalerie; des bœufs gras,. des légumes et des œufs, 
transportés en Angleterre; des grains (orge, froment, avoine), du suif, 
des peaux, du chanvre et de la graine de chanvre, du Jin teille, du 



COMMERCE, CHEMINS DE FER, ROUTES. 39 

lîl, du beurre, do la cire et du miel, du cidre ; du gibier et du poisson, 
dont il s'expédie des quantités considérables à Paris, et notamment 
des maquereaux, dont la pèche, qui ne dure guère plus d'un mois, 
rapporte en moyenne 00,000 à 80,000 francs par an aux seuls pécheurs 
de Paimpol; des huîtres, dont il se drague annuellement sept à huit 
millions sur les bancs de la rivière de Tréguier; des toiles renom- 
mées dites de Bretagne, etc. 

II importe des feis, des planches, des bois du Nord, des vins, eaux- 
de-vie, alcools et liqueurs, des denrées coloniales, des savons, des 
huiles, des épices, des produits du Midi, du goudron, des articles de 
modes, de nouveautés, de librairie, d'horlogerie, de bijouterie, d'a- 
meublement, et environ 150,000 quintaux métriques de houille, pro- 
venant d'Angleterre. 

Le département des Côtes-du-Nord est traversé par trois chemins 
de fer, d'un développement total de 245 kilomètres. 

1° Le chemin de fer de Paris à Brest passe du département d'ille- 
et-Vilaine dans celui des Côles-du-Nord à 3 kilomètres en deçà de la 
gare de Caulnes-Dinan. Après avoir desservi cette station, puis celles 
de Broons, Plénée-Jngon, Lamballe, Yffiniac, Saint-Brieuc, Châtclau- 
dren, Guingamp, Belle-Isle-Bégard, Plouaret-Lannion et Plounérin, il 
entre dans le département du Finistère. Son parcours dans les Côtes- 
du-Nord est de 124 kilomètres. 

S*" Le chemin de fer de Saint-Brieuc à Pontivy passe aux gares 
de Saint-Julien, Plaintel, Quintin, le Pas, Plœuc-1 Ilermifage, Uzel, 
la Motte et Loudéac. Au delà, il entre dans le département du Mor- 
bihan. Parcours, 55 kilomètres. 

5° Le chemin de fer de Dol à Lamballe (06 kilomètres) pass3ra 
par Dinan. 

Un quatrième chemin de fer, de Plouaret à Lannion, a été concédé 
le 51 décembre 1875. 

Les voies de communication comptent 0,745 kilomètres, savoir : 

5 chemins de fer 245 kil. 

7 routes nationales. 479 

17 routes départementales 496 

00 de grande communi- 
cation 1355 

1518 chemins vi-I 82 de moyenne commu- 

cinaux. \ nication 1247 

1170 de petite communi- 
cation 2771 

7 rivières navigables 79 

2 canaux , . ♦ , , , . 75 



5575 



40 



COTES'DU-INORD. 



XIII. — Dictionnaire des communes. 



Aaron (Saint-), 1,102 h., c de La rn- 

balle. *» — y Église fort ancienne, avec 
vitraux. — Roche-aux-Fées de la lande 
du Bourne. 

Adrien (Saint-), 667 h., c, de Bour- 
briac. «» — > Chapelle d'Avaugour (1576), 
retable en marbre du xvi" s. — Château 
de Kerauffret. 

Ag^athon (Saint-), 1,057 h., c. de 
Guingamp. 

Alban (Saint-), 1,650 h., c. de Plé- 
neuf. 1^^ — >■ ChapelledeSaint-Jacques-le- 
Majeur (xiii« s.); portail orné de belles 
sculptures; vitrail du xv* s. 

AUineuc, 1,792 h., c. d'Uzel. m — y 
Belle digue de Bosméiéac (canal de 
Nantes à Brest). — Grotte du Gorrnn- 
don. 

Andel. 629 h., c. de Lamballe. 

André des-Eaux (Saint-), 500 h., 
c. d'Evran. »» — > Egli^5e du xiii* s. — 
Ruines de la chapelle et du manoir de 
Besso, ancienne commanderie de Tem- 
pliers. 

Anne-du-Cambout (Sainte-), V. 
Cambout (le), 

Aucaleuc, A9i h., c. (Ouest) de Di- 
nan. 

Barnabe (Saint-), 1,005 h., c. de la 
Clièze. »» — >■ Église fort ancienne. 

Bég^ard, 4,758 h., ch.-l. de c. de 
l'arr. de Guingamp. «» — >■ Près de Gué- 
nézan, menhir haut de 10 met. — Ab- 
baye de l'ordre do Citeaux (1150). — 
Tombeau de Conan, 4« duc de Bretagne. 

Belle-Isle-en-Terre, 1,920 h., ch.- 
1 . de c. de l'arr. de Guingamp. ^^ — >- 
Dans la chapelle de Locmaria, jubé du 
xvi" s. 

Berhet, 412 h., c. de la Roche - 
Derrien. 9» — >■ Chy pelle Notre-Dame de 
Confort (1523), curieux édifice renfer- 
mant un beau retable en bois sculpté; 
statue singulière du saint à la roue, 
avec carillon de clochettes. 

Bihy (Saint-), 598 h., c. de Quin- 
tin. «» — ►Château deGrande-Ile (xvi" s.). 
• — P»rte Allinto, source du Gouët. 

Binic, 2,457 h., c. d'Étables. m — >■ 
Dans l'église, moderne, boiseries et 



stalles sculptées par Corlay. — Forts 
ruinés. — Restes d'un établissement 
qu'on croit avoir été desbains romains. 
— Jetée Penthièvre (1855). 

Bobital, 5"25 h., c. (Ouest) de Dinan. 

Bodéo (Le), 750 h., c. de Plœuc. 
i^ — >■ Dans l'église (xviii* s.), lambris 
déroré de peintures remarquables. 

Boqueho, 1,620 h., c. de Chruelau- 
dron. im — >■ Chapelle Saint-Hervé (vi- 
trail du XVI' s.). — Dans l'église, vitrail 
du xvi« s. — Menhir à Rergof. 

Bouillie (La), 806 h., c. de Mati- 
gnon. e»> — >- Tumulus à la Motte-Pu- 
gneix. 

Bourbriac, 4,509 h., ch.-l. de c. de 
l'arr. de Guingamp. a» — >■ L'église, en 
partie romane, renferme une crypte ; 
mausolée de Saint-Briac (xvi' s.); vas- 
tes feniHres du xv* s., dans le trans- 
scpt; clocher de 1555. — A Tanouedou, 
grand tumulus de 97 met. de circon- 
férence et de 17 mot. de hauteur. — 
Sources du Léguer. — Pierre branlante 
à Guerzanguerite. 

Bourseul, 1,502 h., c. de Plancoët. 
i^ — f Ruines du château de Boisadam. 

Brandan (Saint), 2,564. h., c. de 
Ouintin. 

Bréhând, 2,007 h., c. de Moncon- 
tour. e» — >- Chapelle de Saint -Malo 
(\vi* s.). — Châteaux de Launay, du 
Chêne et du Boishardy. 

Bréhat (Ile de),*^ 1,059 h., c. de 
Paimpol. «» — >■ Ruines de deux cha- 
pelles. — Pierj'e branlante. — Dans l'é- 
glise, trois tableaux du xv' s. 

Brélevenez, 1,685 h.,c. deLannion. 
m — y Église des xii* et xV s., ancienne 
commanderie de Templiers ( mon. 
hist.); portail sculpté, flèche en pieire 
et chapelles absidales ; crypte avec 
saint-sépulcre à personnages de gran- 
deur naturelle (xvi« s.) ; . bénitier an- 
cien en forme d'auge et dalles tumu- 
laires. 

Brélidy, 780 h., c. de Pontrieux. 

Brieuc (Saint-), 16,5ôo h., ch.-l. du 
départ., port (au ham. du Légué) près 
de la Manche, à l'embouchure du Gouët. 




C 

> 



42 



COTES-DU-NORD. 



La cathédrale (mon. hist.), bâ- 
tie du XIII* au xYiii*" s., renferme plu- 
sieurs tombeaux d'évêques, fort remar- 
quables, le magnifique aulel en chêne 
sculpté du Saint-Sacrement, un ma- 
gnifique buffet d'orgues de 1540, et 
plusieurs tapisseries anciennes. — 
Église Saint-Michel, rebâtie en 1857, 
dans le style classique, et ornée de 
belles fresques ; bons tableaux ; beau 
buffet d'orgues ; beau calvaire en gra- 
nit dans le cimetière. — La chapelle de 
Notre-Da7ne de la Fontaine offre un 
bas-relief en albâtre (le Cruciliement), 
deux cryptes, et, à l'extérieur, une 
fontaine du xv* s. — Véglise Saint- 
Guillaume a été rebâtie de nos jours 
dans le style du xiii* s. — Chapelle 
Notre-Dame d'Espérance, bâtie en 
1854 (style du xiii« s.) et agrandie en 
1876 ; statue de saint Pierre, en bronze ; 
beau calvaire en granit; riches verriè- 
res; carillon curieux. — Belle cha- 
pelle ogivale de l'orphelinat de 'Naza- 
reth. — Jolie chapelle des Frères, mo- 
derne. — Hôtel de la préfecture {parc 
de plusieurs hect.), dont dépend l'an- 
cien bâtiment canonial de la Prébende 
(xv* s.). — Palais épiscopal (parties 
du xvi's.), ancien manoir de Quiquen- 
grogne ou hôtel Maillé. — Palais de 
justice (beau fronton) , entouré d'un 
square. —Nouvel hôtel de ville, lycée 
(xvni* s.), agrandi de nos jours; cha- 
pelle de style roman ; grand séminaire 
(1837-1842); vastes et beaux couvents; 
bibliothèque (50,000 vol.). — Musée 
renfermant : la statue de Gilles de 
Bretagne, sculptée dans un bloc de 
chêne, et plusieurs curiosités archéo- 
logiques. — Plusieurs maiso?is curieu- 
ses, du XV* et du xvi» s. : jolie maison 
de la Renaissance dite hôtel des ducs 
de Bretagne, dans la rue Fardel; hôtel 
de Rohan (xv* s.). — Cité ouvrière 
pour 300 personnes. — Les boulevards 
Du Guesclin [Sidoine, de ce héros) Qid'An- 
goulême sont de jolies promenades qui 
font suite aux boulevards National et 
Charner. — Aux environs, sur le tertre 
Bué, Vierge colossale dominant la ville 
et la vallée du Gouët. — Sur un pro- 
montoire dominant la mer, à 3 ou 4 
liil, de la ville, tour de Cesson, donjon 



(mon. hist.) bâti à la fin du xiv* s., par 
le duc Jean V de Bretagne et démoli en 
grande partie en 1598. 

Bringolo, 780 h., c. de Plouagat. 

Broons, 2,852 h., ch.-l. de c. de 
l'arr. de Dinan. m — >■ Sur l'emplace- 
ment du cliûteau de la Motte-Broons, 
où naquit Bertrand Du Guesclin, colonne 
de granit élevée (1840) à la mémoire 
du grand capitaine. 

Brusvily, 805 h., c. (Ouest) de Di- 
nan. $» — >■ Église du xii* s., nouvelle- 
ment reconstruite. 

Buhulien, 1,099 h., c. de Lannion. 
m — >■ Calvaire de 1679. — Château 
moderne deKérivon. 

Bulat-Pestivien, V. Pestivien. 

Calanhel, 975 h., c. de Callac. 

Callac, 5,228 h., ch.-l. de c. de 
l'arr. de Guingamp. «» — >■ Ruines d'un 
château fort démoli en 1595. 

Calorguen,855h.,c.(Ouest) de Dinan. 

Cambout (Le), 1,017 h., c. de la 
Chèze. 

Camiez, 1,162 h., c. de Tréguier. 
«» — >■ Château de Kham, très-curieux. 

Canihuel, l,515h.,c. de Saint-INico- 
las-du-Pélem. ^m — >■ Beau vitrail dans 
l'église. — Menhir haut de 7 met., au 
Vieux-Resto. — Camp retranché au Pe- 
linec. — Château du Bois Berthelot. 

Caouënnec, 595 h., c. de 'Lannion. 
8» — >-Egliseen partie romane, avec vitrail 
delà Renaissance; haute flèche de 1760. 

Caradec (Saint-), 1,707 h., c. de 
Loudéac. m> — >■ Dans l'église, maître- 
autel, chaire et fonts baptismaux inté- 
ressants. — Ruines de Kerbardouil. 

Carné (Saint-), 774 h., c. (Ouest) de 
Linan. s» — >■ Château du Chêne-Fer- 
ron, en partie du xiii' s. 

Garnoët, 2,101 h., c. de Callac. 
m — >- Chapelle ogivale de Saint-Gildas 
(restes de verrières). — Menhir haut 
de 5 met., à Lincarnoët. 

Carreuc (Saint-), 1,105 h., c. de 
Moncontour. ^ — ^ Château du Plessis- 
Budes, reconstruit en 1860. 

Cast (Saint-), 1,516 h., c. de Mati- 
gnon, im — >■ Dans l'église, curieux bé- 
nitier, supporté par quatre cariatides 
(xir s.). 

' Caulnes, 2,285 h., c. de Sainl-Jouan- 
de-l'Isie, m — > Église de plusieurs 



DIGTIONNAIUE DES COMMUNES. 



43 



cpoques(cliœur roman, nerOainboyaiiLe). 
— Chraeau de Couëllaii (xvii-etxviii's.). 

Caurel, 876 h., c. de Mùr. «* — >■ 
Menhir à Behiir. 

Cavan, 1,859 h., c. de la Roclie- 
Derrien. •» — > Église: chœur et nel'du 
XV' s.; llèchc élégante de 1C84. — 
4 tumuli el 2 menhirs. 



Chapelle-Blanche (La), 482 h., c. 
de Saint-Jouan-dc-l'lsle. 

Chapelle Neuve (La), 1,418 li., c. 
de 15elle-Lle-en-Tc'rre. 

Châtelaudren, 1,285 h., ch.-l. de c. 
del'arr. de Sainl-Brieuc. »» — ^>- Prieure 
de ?^otre-Dame du Tertre (xii" s); pein- 
tures iiur Lois de lo89 (72 tableaux; 




Cathédrale de Saint-Brieuc. 



mon. hist.). — Ruines du prieuré des 
Fontaines, 

Chèze (La), 418 h , ch.-l. de c. de 
l'arr. de Loiidéac. »» — >- Ruines d'un 
château du xiir s. — Vestiges de l'ab- 
baye de Lantenac (1149). 

Clet (Saint-), 1,758 h., c. de Pon- 
trieux.»»»^ — *- Dans l'église, vitrail assez 
remarquable 



Coadout, G04 h., c. de Guinganip, 
«» — >- Manoir du Bois-de-la-Roche. — 
Dolmen à Penpoul-ar-Hus. 

Coatascorn, 798 h., c. de la Rochc- 
Derrien. 

Goatréven, 9 18 h., c. de Tréguier. 
m^ — > Château de Keraiiroua. 

Coëtlogon, 092 h., c. delà Chèzc. 

Coëtmieux, 711 h., c. do Lamballe. 



44 



COTES-DU-NORD. 



Cohiniac, 760 h., c. de Châtelaudren. 
» ») > Château du Rumain (xii" s.). 

Collinée, 809 h., ch.-l. de c. de 
l'arr. de Loudéac. 

Connan (Saint-), 894 h., c. de Sainl- 
Nicolas-du-Pélem. ^ — >- Château de 
Sainte-Marie. 

Connec ( Saint- ), 652 h., c. de 
Mûr. 

Corlay, 1,525 h., ch.-l. de c, de 
l'arr. de Loudéac. »» > Ruines d'un 
château (1198), llanqué de belles tours 
cylindriques et baigné par les eaux 
d'un grand étang ; vastes souterrains. 
— Église de 1575. — Dolmen appelé le 
Tombeau de Gargantua. 

Corseul, 3,247 h., c. de Piancoët. 
«» — >■ Eglise moderne ; bénitier orné 
de cariatides; cippe romain avec in- 
scription. — Ruines de -la tour du 
Haut-Bécherel et, à 2 kil. plus loin, du 
château de Montafilant (xiv s.). — 
Ruines romaines (mon. hist.) de l'an- 
cienne capitale des Gaulois Curiosolites. 
Créhen, 1,721 h., c. de Piancoët. 
®» — >■ Ruines du château du Guildo, oîj 
se réfugia, dit-on, Chramme, fils de 
Clotaire. 

Dénouai (Saint-), 601 h., c. de Ma- 
tignon, m — >■ Ruines^ -du château de la 
Touche-à-Loup. — Château de la Guyo- 
marais. 

Dinan, ch.-l. d'arr. de 8,180 h., port 
sur la Rance.w^ — ^Cette ville, la seconde 
du département, a conservé une grande 
partie de son enceinte fortifiée (4 por- 
te») : les tours principales sont celles 
qui flanquent les portes de Brest et de 
îSaint-Malo, la toui^ de Coëtqiien (pou- 
drière), les toîirs Saint-Julieîi et de 
Lesquen. — Le château (2 tours hautes 
de 54 met.), reconstruit de 1458 à 1488 
et qui sert de prison, renferme le fau- 
ieuil de la Reine-Anne, siège en pierre 
incrusté dans une niche. — Dans l'e- 
giise Saint-Sauveur, de plusieurs épo- 
ques (portail roman avec bas-reliefs du 
XII' s.), curieux bénitier du xii" s., et 
monument contenant le cœur de Du 
Guesclin. — Près de cette église, beau 
square (colonne portant le buste de 
Lavigne Néel , bienfaiteur de Dinan). 
— Église Saint-Malo , beau spéci- 
men du style ogival de la dernière 



époque (tombeau de Mgr de Lesquen, 
évoque de Rennes, 1855). — Petit sé- 
minaire, ancien couvent de Cordeliers 
— Asile de vieillards (monastère de 
Capucins). — Hôpital (couvent de Ja- 
cobins). — Hôtel de ville renfermant 
une bibliothèque de 5,000 vol. et le 
musée, qui comprend des collections 
archéologiques et d'histoire naturelle. 
On y remarque surtout des tombes an- 
ciennes, avec statues en relief plein ou 
en demi-relief, provenant des églises 
de Lehon, des Dominicains de Trégon, 
et des abbayes de Saint-Aubin-des-Bois 
et de Beaulieu. — Tour de V Horloge 
(xv* s.). — Nombreuses maisons du 
moyen âge. — Place Du Guesclin 
{statue modernede Du Guesclin). — Place 
de la Duchesse-Anne (belle vue). — 
Boulevards entourant l'enceinte for- 
tifiée, sous le nom de Petits-Fossés 
(colonne supportant un buste, en mar- 
bre, de Duclos), de Pall-Mall et des 
Grands-Fossés. — Fontaine ferrugi- 
neuse, dans un joli vallon. — Beau 
viaduc en granit, long de 250 met. sur 
40 met. de hauteur et 7 met. de largeur 
(10 arches de 16 met. d'ouverture), re- 
liant la ville au bourg de Lanvallay . — 
Calvaire en granit (xiv* s.), près de 
V asile d' aliénés (600 pensionnaires) , éta- 
blissement fondé en 1856 sous le nom 
de Bas-Foin, dans le village du Haint- 
Esprit, aux portes de Dinan ; très-belle 
chapelle moderne de l'asile (belle ver- 
rière de la rosace). 

Dolo, 958 h., c. de Jugon, 

Donan (Saint-), 1,857 h., c. (Sud) 
de Saint-Brieuc. 

Duault, 1,544 h., c. de Callac. o») > 
9 menhirs, 2 dolmens. — Château de 
Rosviliou (xvi' s.). 

Éréac, l,46u h., c. de Broons. 

Erquy, 2,510 h., c. de Piéneuf. 
im — >- Camp romain. — Église con- 
struite en parlie avec des débris ro- 
mains (la louve de Romulus et de Ré- 
mus scuipt-ée sur une pierre). — Châ- 
teau de Bienassis. 

Étables, 2,511 h., ch.-l. de c. de 
l'arr. de Saint-Brieuc. m — >► Église; 
beau clocher couronné d'un dôme doré. 

Étienne-du-Gué-de risle (Saint-) , 
800 h., c. de la Ghèze. 



DICTIONNAIRE DES COMMUINES/ 



45 



Évran, 4,208 h.,ch.-l. de c. de l'arr. 
de Dinaii. m — >- Dans l'église, statues 
de l>arrc, vitraux et nombreuses sculp- 
tures. — Cliùteau de Beaumanoir (xvii' 

s.). 

Faouët ["Le), Ti)^ h., c. de Lanvol- 
lon. «» — >► Chapelle Noire-Dame de Ker- 
giis (xv s.). — Fontaine de Saint-ller- 
vé. — Cliàteau de Kervasdoué. 

Ferrière (La), 707 h., c. de la 
Chèze. «» — >■ Camp présumé romain. 

Fiacre (Saint-), 015 h., c. de Ploua- 
gat. 

Fœil (Le), 1,746 h., c. de Quintin. 
«» — >- beau château de Uobien. 

Gausson, 1,8'22 h., c. de Plou- 
guenast. 

Gelven ( Saint- ) , 840 h. , c. de 
Goarec. 

Gildas (Saint-), 705 h., c. de Quin- 
tin. 

Gilles-du-Méné (Saint), 708 h., 
c. de Collinée. 

Gilles-les-Bois (Saint-), 983 h., c. 
de I*ontrieux. 

Gilles-Pligeaux (Saint), 1,122 h., 
c. (le Saint-Nicolas-du-Pélem. «» — >- 
Ruines de l'abbaye de Coëtmaloën, 
l'ondée en 1142, reconstruite vers 1710. 

— Église surmontée dune tour en gra- 
nit (1644) très-élevée. — Chapelle Saint- 
Laurent, renfermant un groupe de sta- 
tues ({ui figure l'Ensevelissement du 
Christ. — Fontaine monumentale. — 2 
menhirs, dont l'un a 7 met. de hauteur. 

— iManoirs de Kervilio et de Kergornec. 
Gilles-Vieux-Marché ( Saint - ) , 

l,OiO h., c. (le Mûr. 

Glen \^Saint-), 8U1 h., c. de Mon- 
contour. 

Glomel, 3,552 h., c. de Roslrencn. 

Goarec, 815 h., ch.-l. de c, arr. de 
Loudéac. «» — >■ Beau presbytère, — Jo- 
lie cliapelle des Auguslines. — Allée 
couverte, au Bonnet-Bouge. 

Gommené, 1,258 h., c. de Merdri- 
gnac. 

Gommenec'h, 1,282 h., c. de Lan- 
vollon. 

Goudelin, 2,257 h., c. de Plouagat. 

Gouéno (Saint-), 1,567 h , c. de 
Collinée. 

Gouray (Le), 2,033 h., c. de Col- 
l.aée. 



Grâce, 1,152 h., c. d'Uzel. 
Grâces, 1,423 h., c. de Guingamp. 
«> — >- Notre-Dame de Grâces, un des 
plus complets échantillons du gothique 
lieu ri, conserve les restes de Charles de 
Blois, tué à Auray (1364). — L'église est 
l"ré(juentée comme lieu de pèlerinage . 

Guen (Saint-), 1,011 h., c. de Mûr. 

Guenroc, 511 h., c. de Saint-Jouan- 
de-risle. m — >■ Château du Lattay (lin 
du XVIII» s.). 

Guing^amp, ch.-l. d'arr., V. de 7,895 
b., d'un aspect très-pittoresque, ni» — >- 
Restes du château et des murs d'en- 
ceinte (xv s.).— Église Notre-Dame de 
Bon Secours{mon. hist. des xiii% xiv% 
XV" et XVI- s.), but de pèlerinage (un 
pardon très-fréquenté s'y célèbre cha- 
que année le premier dimanche de 
juillet); beau portail latéral du xiv s., 
renfermant la statue vénérée; 3 tours : 
sur celle du transsept, belle flèche du 
xiv's.; crypte sous le chœur; tombeaux 
remarquables des xiv% xv" et xvi" s. — 
Église Sainte-Croix (faubourg de ce 
nom), des xii" et xvii» s., et débris de 
constructions du xv" s., restes d'une 
abbaye. — Chapelle Saint-Léonard, en 
partie romane , mais sans caractère 
(hors de la ville; belle situation). — 
Ancien couvent des Ursulines (xvii's.), 
occupé par le dépôt de remonte. — 
Fontaine monumentale de la Pompe 
(1743). — Hôpital (1690 et 1839), ren- 
fermant dans son enclos un chêne re- 
marquable. 

Guitté, 991 h., c. de Saint-Jouan-de- 
l'Isle. 

Gurunhuel, 1,481 h., c. de Belle- 
Isle-en-Terre. 

Harmoye (^La), 1,087 li.,c. de Plœuc. 

Haut-Coriay (Le), 1,081 h., c. de 
Corlay. «» — >■ Uuines du château de 
Botcosel. — Camp romain (100 met. de 
côlé), dans le bois de la Hue-au-Gal. 

Hélen (Saint-), 1,539 h., c. (Est) 
de Dinan. im — v Ruines du château de 
Coëtquen. 

Hémonstoir, 624 h., c. de Loudéac. 

Hénanbihen, 1,964 h., c. de Mati- 
gnon. *» — >- Tumulus. — Égli*e an- 
cienne; portail sculpté; portique dit 
portique des Femmes; crypte. — Châ- 
teau du xv" s. et nombreux manoirs. 



40 



GOTES-DU-NORD. 



Hénansal, 1,534 h., c. de Matignon. 
>»^ — >■ ïombelles. — Vaste enceinte que 



les uns croient druidique, et les autres 
romaine. 

Hengoat, 810 h., c. de la Roche- 
Derrien. 

Hénon, 2,951 h., c. de Moncontour. 
m — >■ Château et parc des Granges ; 
chiÀteauxde Gatuélan, de la Marre; châ- 
teau de Bellevue, moderne (style go- 
thique). 

Hermifage (L'), 1,201 h., c. de 
Plœuc. m — y Château de Lorges (1750). 

Hervé (Saint-), 955 h., c. d'Uzel. 
m — >■ Château de Beauregard, entouré 
de belles futaies. 

Hillion, 2,658 h., c. (Sud) de Saint- 
Biieuc. m — > Calvaire (belle vue). — 
Ruines d'un temple, à la Grand'Ville.— 
Très beau château moderne des Au- 
biers. — Châieau de Bonabri. 

Hinglé (Le), 268 h., c. (Ouest) de 
Uinan. 

Igeaux(Saint-),KYgeaux(Saint ). 

Igneuc (Saint-), 691 h., c. de Ju- 

gon. ^ — >■ Château de Lorgeril. 

lUifaut, 1,244 h., c. de Merdrignac. 

Jacut-de-la-Mer (Saint-), 1,055 h., 
c. (le Ploubalay. m — >■ Sur l'île d'Ebi- 
bcns, dont dépendent le port de la 
Chapelle et le port Lançon, phare el 
tour de 1650 et 1(397. 

Jacut du-Mené (Saint-), 1,500 h., 
c. de CoUinée. m — y De la butte à 
l'Anguille, on voit à la fois la Manche 
et l'Océan. 

Jean-Kerdaniel (Saint), 800 h., c. 
de Plouagat. ^ — >- Beau château mo- 
derne de Kerbriant. 

Jouan-de-1'Isle (Saint-), 681 h., 
ch.-l. de c. de l'arr. de Dinan. m — y 
Belle halle de la fin du xvii» s. 

Judoce (Saint-), 814 h., c. d'É- 
vran. 

Jugon, 535 h., ch.-l. de c. de l'arr. 
do Dinan. m — >• Quelques partie? de 
l'église datent du xii« s.; crucifix en 
ivoire remarquable. — Maisons des xiv" 
et XV" s. — Cascade. — Vastes étangs. 

Julien (Saint-), 750 h., c. (Sud) de 
Saint-Brieuc. ^ — >- Château du xvi* s. ; 
bel escalier. — Bois séculaire de l;i 
Côte. 

Juvat (Saint-), 1,435 h., c. d'Évran. 



Kerbors, 1,044 1j., c. de Lézar 
drieux. 

Kerfot, 815 h., c. de Paimpol. 

Kergrist-Moëlou, 2,459 h., c. de 
Rostrenen. 

Kérien, 965 h., c. de Bourbriac. 

Kérity, 2,056 h., c. de Paimpol. 
m — y Ruines de l'abbaye de Beauport, 
fondée en 1202. Les bâtiments qui sub- 
sistent encore datent presque en entier 
du xTii" s. Il ne reste de l'église que le 
côté N. de la nef et du Iranssept. Les 
autres constructions sont voûtées; le 
grand réfectoire est un remarquable 
édifice de 1269 (belle cheminée). Sur le 
pavé de l'église, 5 dalles tumulaires. 

Kermaria-Sulard, 962 h., c. de Per- 
ros-Guirec. m — y Église du \n^ ou du 
xiii" s. — Dans le cimetière, croix de 
1654. 

Kermoroch, 619 h., c. de Bégard. 

Kerperf, 1,162 h., c. de Saint-Nico- 
las-du-Péiem. 

Lamballe, 4,255 h., ch.-l. de c. de 
l'arr. de Saint-Brieuc, sur le penchant 
et au pied d'une colline baignée par le 
Gouessant. m — y Porte Saiiii-Martin, 
reste des fortifications. — Dépendances 
de l'ancien château affectées au collège. 
— Église Saint-Martin (1084), avec 
porche et clocher du xvi" s., portail 
du S. du XI" s., portail de l'E. du xv«; 
curieux bénitier. — Église Saint- 
Jean (xv« s.). — Église Notre-Dame 
(mon. hist. des xiir, w\^ et xv* s.), 
restaurée en 1857 ; pierres tombales 
sculptées. — Couvent des Atigiistins 
(xiv" s.), converti en justice de paix et 
en école ; église (xiv* et xv° s.) servant 
de magasin. — Haras (100 chevaux). — 
Belle vue de la promenade située au 
N.-E. de l'église Notre-Dame. — Maison 
mère des filles de Saint-Thomas. 

Lancieux, 822 h., c. de Ploubalay. 

Landebaëron, 641 h., c. de Bégard. 

Landebia, 528 h., c. de Plancoët. 

Landec (La), 418 h., c. de Plélan- 
le-Petit. 

Landehen, 1,071 h., c. de Lamballe. 

Lanfains, 1,954 h., c. de Plœuc, 

Lang^ast, 1,405 h., c. de Plougue- 
nast. »» — >- Église romane. — Retrau- 
thements appelés cimetière des Druides 
ou forts des Romains, 



DlCTIONNAmK DES COMMUNES. 



47 



Langoat, 2,245 h., c. de Trégiiier. 
im — >■ Dans Téglise, moderne, tombeau 
(1370) de sainte Pompée, femme d'Hoël, 
roi de Bretagne, et mère de saint Tug- 
dual. La statue qui le surmonte (mar- 
bre blanc) est d'un beau travail. Des 
bas-reliefs sculptés dans des nicbes re- 
présentent riiisloire de la sainte. 



Langourla, 1,5»^6 b., c. de Gol- 
linée. 

Lang^rolay, 8(lO li., c. de Ploubalay. 

Lang^uédias, 5i2 li., c. de Plélan- 
le-Pelit. m^—>- Huines de l'abbaye de 
Beaulieu (fondée en 1168), à Textrémité 
du bel étang de ce nom. — Ruines du 
cbàleau de Quérinan. 




Notre-Dame d'Espérance, à Saint-Brieuc. 



Languenan, 1,075 b., c. de Plan- 
coët. 

Langueux, 2,895 h., c. (Sud) de 
Saint-Brieuc. »>» > Château de Saint- 
Uan, près duquel est une importante 
colonie pénitentiaire agricole (belles 
statues dans la chapelle). 

Laniscat, 1,545 h., c. de Goarec. 



»)» > Église de 1691, ornée de pein- 
tures de la même époque (Vie de saint 
Gil(làs). 

Lanloap, 595 h., c. de Plouha. 
m — >- Église du xv's. — Chritcau de la 
Noé- Verte (xvi« s.). — Chapelle Saint- 
Roch. 

Lanleff, 380 b., c. de Plouha.i 

4 



4« 



COTES-DII-NORD. 



Le temple de Lanleff (mon.hist.), regar- 
dé jusqu'à ces derniers temps comme un 
temple gaulois ou romain, n'est qu'une 
églisecirculâireconstruiteauxiies., pro- 
bablement sur le modèle de la rotonde 
du Saint-Sépulcre à Jérusalem. Il se 
compose de deux enceintes circulaires 
et concentriques, dont l'une a 10 met. et 
l'autre 19 met. 50 cent, de diamètre hors 
oeuvre. L'enceinte intérieure, transfor- 
mée en cimetière, n'a plus de voûte ; 
ses murs s'élèvent à une hauteur de 
40 met. ; 12 arcades en plein cintre la 
mettent en communication avec l'en- 
ceinte extérieure ou collatéral circu- 
laire. Les colonnes qui flanquent les 
piliers reposent sur des bases et por- 
tent des chapiteaux décorés de motifs 
de la période romane la plus reculée. 
Le côté E. du collatéral a conservé sa 
voûte en plein cintre. 
Lanmérin, 589 h., c. de Tréguier. 
Lanmodez, 586 h., c. de Lézar- 
drieux. 
Lannebert, 910 h., c. de Lanvollon. 
Lannion , 6,294 h., ch.-l. d'arr., 
à 7 kil. de l'embouchure du Guer ou 
Léguer, qui lui forme un petit port. 
»» — >■ Église Saint- Jean du Baly 
(grosse tour carrée de 1519), à 5 nefs, 
sans transsept. — Ancien couvent des 
Ursulines (jolie façade de l'église), oc- 
cupé par le collège et la prison. — 
Bel hospice (1866). — Pensionnat des 
Dames de la Retraite (beau parc). — 
Maisons anciennes. *-: Pont pittores- 
que. — Promenades dés Quais et de 
V Allée-Verte. 

Lanrelas, 1,817 h., c. de Broons. 
»» — >■ La Roche-aux-Géants : un trou 
Irôs-profond y servait, dit-on, aux sacri- 
fices druidiques. 

Lanrivain, 1,612 h., c. de Saint-Ni- 
colas-du-Pélem. 
L.anrodec, 1,659 h., e. dePloua^at. 
Lantic, 1,264 h., c. d'Étables. m — y 



Chapelle deNotre-Dame de la Cour, jadis 
collégiale, magnifique édifice du xv" s. 
(mausolée de Rosmadec). — Château de 
Bourgogne. 

I-anvallay,l,337h.,c.(Est)deDinan. 

Lanvellec, 1,964 h., c. de Plestin. 

Lanvézéac, 161 h.,c. de la Roche- 
Periien. 



Lanvollon, 1,500 h., ch.-l. de c. de 
l'arr. de Saint-Brieuc. m — •>- Lanvollon 
se compose de deux vastes places sépa- 
rées par une rue.— Dans l'église, piliers 
cylindriques surmontés de chapiteaux 
romans. — Hôtel Kératry, maison en 
bois : jolies sculptures de la Renais- 
sance (1559). — Une chaumière a 
remplacé l'ermitage de saint Turiaff, 
évêque de Dol (viii» s.). — Sur un 
coteau aride, ruines du château de 
Coëtmen (xm» et xtv* s.); grosse tour 
croulante, ronde à l'extérieur et penta- 
gonale à l'intérieur; débris d'une tour 
carrée qui commandait l'entrée prin- 
cipale. 

Launeuc (Saint-) 555 h., c. de Mer- 
drignac. m — y Ruines du château où 
Gilles de Bretagne, frère du duc Fran- 
çois P', fut assassiné en 1450. 

Laurenan, 1,457 h., c. de Merdri- 
gnac. 

Laurent (Saint-), 921 h., c. de Bé- 
gard. 

Léhon, 1,473 h., c. (Est) de Dinan. 
^ — ^ Ruines d'un château du xii« s, 
(mon. hist.).— Restes d'un prieuré (mon. 
hist.): église et bâtiments remarqua- 
bles du xiii* s.; curieuse chaire dans l'an- 
cien réfectoire. — Dans l'église parois- 
siale (xii« et xv" s.), curieux fonts bap- 
tismaux romans, boiseries peintes du 
xvps., provenant du prieuré, et restes 
de vitraux. 

Lescouët, 744 h., c. de Goarec. 

Lescouët, 840 h., c. de Jugon. 

Leslay (Le), 277 h., c. de Quintin. 
«^ — >- Château de Beaumanoir, en par- 
tie duxvie s. (belle cheminée). 

Lézardrieux, 2,046 h., ch.-l. de c. 
de l'arr. de Lannion. <m — >■ Pont sus- 
pendu très-hardi. — Ruines du château 
de Lézardré. 

Locarn, 1,588 h., c. de Maël-Car- 
haix. 



Locquenvel, 435 h., c. deBelle-Isle- 
en-Terre. 

Loguivy-Iès-Lannion, 388 h., c.de 
Lannion. 

Loguivy-PIougras, 3,583 h., c. de 
Plouaret. m — > Chapelle de Saint-Émi- 
lion. 

Lohuec, 1,125 h.,c. deCallac. 

Lormel (Saint-), 901 h., c. de Plan-- 



DICTIONNAIRE DES COMMUNES. 



49 



coët. i^ — >- Magnifique château de l'Ar- 
geiitaye, renfermant de curieuses col- 
lections. 

Loscouët (Le), 1,110 h., c. de Mer- 
drignac. 

Louannec, 1,615 li., c. de Perros- 
Guirec. «» — >■ Croix do 163i, dans le ci- 
metière.— Manoirs de l^arac'h, de Goue- 
nahacoii, de Coatgourhant.- 

Louarg^at, 4,612 h., c. de Belle-Isle- 
en-Terre. 

Loudéac, 5,901 h. , ch.-l . d'arr. , entre 
rOust et le Larhoii.^^ — ^>- Église Saint- 
Mcolas(1759); clocher du xvii' s. (belle 
vue); au maître-autel, 2 anges adorateurs 
attribués au sculpteur Corlay. — Chapelle 
Nolre-Dani e des Vertus (1695).— Chapelle 
de Saint-Maurice (tableau sur bois de 
1678).— Ruines du château de la Ville-Au- 
draiii. — Ruines du château de la Feuil- 
lée. — Butte Cojean, enceinte fortifiée 
entourée de fossés. — Retranchements 
attribués à l'époque gallo-romaine. 

XHaden (Saint-), 505 h.,c. de Saint- 
Jouan-de-l'lble. 

Maël-Carhaix, 2,237 h., ch.-l. de 
c, arr. de Guingamp. 

Maël-Pestivien, 1,593 h,, c. de 
Callac. v» — >- Débris d'un double et 
peut-être triple cromlech , près d'é- 
normes blocs erratiques, monument 
mégalithique (2 piles colossales formées 
chacune de trois rochers superposés). 
— Près du manoir de Kerohou et d'un 
amas de blocs erratiques, autre monu- 
ment mégalithique. 

Magoar, 465 h.,c. de Bourbriac. 

Malhoure (La), 401 h., c. de Lam- 
balle. 

Mantallot, 520 h., c. de la Roche- 
Derrien. 

Naroué, 2,215 h., c. de Lamballe. 

Martin-des-Prés (Saint-), 1,255 h., 
c. de Corlay. 

Matignon, 1,479 h., ch.-l. de c. de 
l'arr. de Dinan. «»> — >■ Belle église mo- 
derne. — 31olte élevée, seul reste d'un 
château du xii" s 

Maudan (Saint-), 576 h., c. de Lou- 
déac. «» — >. Châteaux de Brangolo et de 
Talhouet. 

niaudez (Saint-), 577 h., c. de Plé- 
lan-le-Pelit. m — y Château de Thau- 
matf. 



Mayeux (Saint-), 1,686 h., c. de 

Corlay. «m — > Dans le cimetière, belle 



croix en granit. 

IIIéaugon{La), 827 h., c. (Nord) de 
Saint-Brieuc. am — >■ Sur l'étroite et ro- 
cheuse vallée du Gouet, magnifique 
viaduc de la Méaugon, élevé pour le che- 
min de fer de Paris à Brest (40 met. de 
hauteur, 228 met. de longueur ; étage 
inférieur, 6 arches, étage supérieur, 12 
arches). 

Még^rit, 1,564 h., c. de Broons. 

*» — ^>- Église d'un ancien prieuré. — 

Châteaux de Kergu et des Vaux. 

Mellionnec, 1,117 h., c. de Goarec. 

Meloir (Saint-), 507 h., c. de Plélan- 

le-Petit. «»> — >■ Colonne milliaire, 

Merdrignac, 5,444 h., ch.-l, de c. 
de l'arr. de Loudéac, 
Mérillac, 754 h., c. de Merdrignac, 
Merléac, 1,706 h., c. d'Uzel. «»—> 
Chapelle de Saint-Jacques (xv"s.); pein- 
tures^ sur bois ; vitraux. 

Merzer (Le), 1,105 h., c. de Lan- 
voUon. 

Meslin, 961 h,, c. de Lamballe. 
Michel-de-Plélan (Saint-), 564 h., 
c. de Plélan-le-Petit. 

Michel-en-Grève (Saint-), 668 h., 
c. de Plestin, m — > Sur l'église, jolie 
flèche de 1614. 

Minihy-Tréguier, 1,558 h., c. de 
Tréguier. m—^ Église élégante du xv 
s,, ancienne chapelle du château de 
Kermartin ; magnifique manuscrit, sur 
vélin, du bréviaire de saint Yves, pa- 
tron des avocats, — Château de Ker- 
martin, où naquit saint Yves (1255), 
rebâti en 1854. 

Moncontour, 1,297 h., ch,-l. de c. ^ 
de l'arr. de Saint-Brieuc. m — >■ Bestes 
des anciens murs et des tours d'en- 
ceinte. — Église Saint-Mathurin, en 
partie du xvi» s.; fenêtres décorées de 
splendides verrières (mon. hist.). Celle 
église est le but d'un pèlerinage célè- 
bre dans toute la Bretagne. — Château 
des Granges. 

Morieux, 026 h., c. de Lamballe. 
m — >■ Chaussée des Ponts-Neufs, con- 
struite en 1745. — Cascade haute de 
li à 15 met. — Châteaux de la Ville- 
gouria et de Carivan. 
Motte (La), 5,150 h., c. de Lou- 



50 



COTES-DU-NORD. 



déac. V» — >■ Dans l'église, beau maître- 
aulel en marbre. — Motte entourée de 
fossés profonds (12 met. de hauteur, 
sur 100 de tour à la base). 

Moustérus, 1,257 h., c. de Guin- 
gamp. m* — y L'église était la chapelle 
du château ruiné de Tlle. 

Moustoir (Le), 849 h., c. de Maël- 
Carhaix. im — > Huines d'un couvent 
d'Augubtins. — Dans l'église, vitrail 
du XV" s. — A Pors-en-Place, tumulus 
et traces d'un aqueduc romain qui con- 
duisait ses eaux à Carhaix. 

Mûr, 2,508 h., ch.-l. de c. de l'ar- 
rond. de Loudéac. i^ — >■ 2 menhirs. 

— Douves du château de Launay-Mûr. 

— Élégant clocher et peintures mu- 
rales de la chapelle de Sainte-Suzanne. 

Nicodême (Saint-), 654 h., c. de 
Callac. 

Nicolas-du-Pélem (Saint-), 2,850 
h., ch.-l. de c. de l'arrond. de Guin- 
gamp. 

Notre -Dame-du-Guildo, 948 h., c. 
de Matignon. «» — >■ Tombeau de la 
Morvonais. 

Noyai, 524 h., c. de Lamballe. «» — >■ 
Château des Porte§. 

Pabu, 1,089 h., c. de Guingamp. 
«» — >■ Église visitée en pèlerinage. 

Paimpol, 2,035 h., ch.-l. de c. de 
l'arrondissement de Saint-Brieuc. «^^ — >-. 
Église : piliers et arcades de la nef de 
1325; le reste moderne; bons tableaux 
venant de l'abbaye de Beauport, entre 
autres iin Christ au tombeau, attribué 
à Valentin ; chandelier pascal, sculpté 
par Corlay ; triptyque du xvi' s. (scène 
de la Passion). — Hôtel de la Grande- 
Maison, qui passe pour être du xv* s. 

— Entre Paimpol et Kérity, ruines de 
l'abbaye de JNotre-Dame de Beauport 
{V, Kérity). 

Paule, 1,659 h., c. de Maël-Carhaix. 

Pédernec, 3,173 h., c. de Bégard. 
1^^ — >- Manoirs de Kermathaman (xvi*s.) 
et de Runangoff. — Chapelle de Lorette 
(1514).— Menhir haut de 8 met. 

Penguily, 612 h., c. de. Moncon- 
tour. m — >- Châteaux de Penguily (cha- 
pelle) et de la Saudraie. 

Penvénan, 3,257 h., c. de Tréguier. 
et» — >■ A Saint-Gildas, derrière une cha- 
pelle, dans un rocher qui était, dit-on. 



le lit du saint, empreinte très-exacte 
d'un corps humain. 

Perret, 619 h., c. de Goarec. 

Perros-Guirec, 2,778 h., ch.-l. de 
c, arr. de Lannion. » »> > Église eii 
grande partie du commencement du 
XII* s. ; chapiteaux historiés fort curieux. 

— Chapelle de JN'olre-Dame de la Clarté 
(1545). — Beaux rochers, site pittores- 
que et bizarre de Ploumanac'h; pierres 
branlantes dont l'une a 14 met. de lon- 
gueur sur 6 de largeur.— En mer, groupe 
des Sept-Iles : îles Plate, du Cerf, Bouzic, 
Mellan, Bou«eau, la Pierre, l'île aux 
Moines, cette dernière avec garnison. 

— Phare de Ploumanac'h. 
Peumerit-Quintin, 641 h., c. de 

Saint-Nicolas-du-Pélem. 

Pestivien ou Bulat-Pestivien , 
1,696 h., c. de Callac. «» — >■ Église 
de Bulat, mélange des styles ogival 
et de la Renaissance; sur les murs 
extérieurs de la sacristie, remarqua- 
bles sculptures. — Dans le cime- 
tière, beau calvaire. — Ruines du châ- 
teau de Pestivien. 

Péver (Saint-), 705 h., c. de Ploua- 
gat. 

Plaine -Haute, 1,591 h., c. de Quin- 
tin. m — >■ Belle tour de l'église (m.o- 
derne). — Près de la chapelle Sainte- 
Anne-du-Houlin , très-belle croix de 
granit (xvi' s.). — Tumulus de Bien- 
Assis, surmonté d'un monolithe haut 
de 6 met., où l'on arrive par des mar- 
ches. — Beau menhir à la Croix- 
Cadio. 

Plaintel, 2,902 h.,c. dePlœuc.»» — >- 
Château de Saint-Quihouet (chapelle), 
transformé en hôpital. — Ruines de 
l'ancien manoir de Crapado. 

Plancoët, 1,889 h., ch.-l. de c. de 
l'arr. de Dinan. m» — >■ Jolie église de 
Saint-Sauveur ; bas-côtés modernes ; 
bénitier orné de cariatides très-frustes. 

— Église de Nazareth, ancienne cha- 
pelle de" Dominicains ; petite statue en 
pierre de la Vierge (trouvée en 1621, 
dans une fontaine) qui attire de nom- 
breux pèlerins. — A 3 kil., au miheu 
d'un petit étang, ruines d'une tour 
carrée, seul reste du château de la 
Tour-à-la-Vache (xiii« s.) . 

Planffuenoual, 1,855 h., c. de Plé- 



DICTIOISNAIRE DES COMMUNES. 



51 



neuf. •» — >■ Dans l'église, bénitier en 
grès dont la pierre a été usée, dit-on, 
par les couteaux des Druides. — Manoirs 
du Val, du Prédôro, du Hournnelin (cha- 
pelle). — Salle Marj^ot, grotte à laquelle 
se ratt client des croyances locales. 

PlébouUe, 1,1G1 h.,c. de Matignon. 
w> — ^>- Église très-ancienne; bénitier 
orné de cariatides. — Tour octogonale 
ruinée, du xiii" s., à Monlbrand. — 
Belles villas. 

Plédéliac, 2,255 h., c. de Jugon. 



Ruines considérables du château 
de la Ilunaudaye (1578) ; vaste penta- 
gone flanciué aux an^Mes de cinq tours 
à mâchicoulis délabrées, et entièrement 
ceint de larges fossés. — Ruines de 
l'abbaye de Saint-Aubin-des-Bois (1157); 
chœur de la chapelle reconstruit à la fin 
du XV* s. — Ancienne chapelle du Saint- 
Esprit, but d'un pèlerinage jadis célè- 
bre. — Châteaux du Guilier, de la Vi- 
comte, de la Villezrouet. 
Plédran, 3,452 h., c. (Sud) de Saint- 




Phare de Ploumanac'h, près de Perros. 



Brieuc. ^m — > Camp de Péran, présumé 
romain (mon. hist.), célèbre par ses 
murs de brique en partie vitrifiés, pro- 
bablement après leur construction, par 
une cause que les savants ne sont pas 
encore certains d'avoir découverte. On 
trouve des murs vitrifiés de ce genre, 
mais moins remarquables,parmi les vieux 
remparts de Sainte-Suzanne (Mayenne) 
et dans quelques forts ruinés très-an- 
ciens des environs de Guéret (Creuse). 
Pléguien 1,953 h., c. de Lanvollon. 



^^ — > Château du Bois-de-la-Salle, com- 
plètement restauré; portraits de fa- 
mille; dans le bois, sur un îlot, labyrin- 
the, enceinte fortifiée qui semble avoir 
été un camp romain ou une motte féo- 
dale; magniliques futaies. 

Pléhédel, 1,7G7 h., c. de Plouha. 
d» — >■ Châteaux de Boisgeshn et du Ros 
coat. 

Pléhérel, 1,082 h., c. de Matignon. 
«» — >- Châteaux bien conservés de la 
Ville-Roger et du Vaurouault. 



52 



COTES-mi-NORD. 



Plélan-le-Petit, 1,214 h., ch.-l. de 
c. de l'arr. de Dinan. 

Plélauff, 1,286 h., c. de Goarec. 

Plélo, 5,911 h., c. de Chàielaudren. 

Plétnet, 5,ooo h., c. de la Chèze. 

Plémy, 2,985 h., c. de Plouguenast. 
im — >- Ruines des châteaux de Launay- 
Cotiot et de Vauclair. — Deux tombel- 
les. — Menhir haut de 4 met. — En- 
ceinte fortifiée. 

Plénée-Jug^on, 4,247 h., c. de Ju- 
gon.^^ — ^^A 4 kil., à 147 met. d'altitude, 
sur l'Arguenon, dans un site sauvage, 
ruines intéressantes et bien conservées 
du château de la Moussaye (commence- 
ment du XVI» s.) ; 4 to.urs avec douves 
et pont-levis ; murailles crénelées; bel- 
les caves voûtées. — Ancien château 
des Clos. — Ruines de l'abbaye de Bo- 
quen, fondée en 1157, près de la forêt 
de ce notn (8S0 hect.) ; salle capitulaire 
romane ; église du xir s. avec chœur 
du xvi«. 

Pléneuf, 2,250 h., ch.-l. de c. de 
l'arr. de Saint-Brieuc. ^^ — >- Tumulus 
ou motte féodale. — Château de Nan- 
tois, avec chapelle, sur le bord d'une 
falaise, à 68 met. d'altitude. — Manoirs 
du Val-André et de la Yilleberneuf. 
— Joli château du Cloître. — Grotte 
de la Ville-Berneuf. — A 600 mètres 
de la terre ferme, deux énormes ro- 
chers appelés l'île Verdelet, portant 
sur une plate-forme, de 9 met. de dia- 
mètre, les ruines d'un édifice. — Port de 
Dabouët. — Tumulus delà Motte-Meur- 
del, 10 met. de hauteur et 40 met. de 
tour à la base. — Tombeau du géné- 
ral de Lourmei. 

Plérin, 5,664 h., c." (Nord) de Saint- 
Brieuc. «» — >■ Église moderne (1825) ; 
beau tombeau du xvii* s., sur lequel 
est représenté un guerrier les mains 
jointes. — Au cimetière, tombeau de J. 
Lequier. — Fort belle croix en granit du 
xiv s. — Chapelles Saint-Mandé, Saint- 
Laurent (grossière statue de la Vierge), 
d'une époque très-reculée ; de Bon- 
Repos (fragments de vitraux du xvr s.), 
d'Argantel, de Saint-Éloi et du Saint- 
Sépulcre. — Au fort du Roselier, rentes 
d'une guérite en pierre et pans de mu- 
railles, ancienne puette de garde-côte. 

Plerneuf, 79i h., c. de Cliâtelau- 



dren. m — > Pierres druidiques : remar- 
quable dolmen de deux tables, posées 
sur trois pierres ; menhir de la Pierre- 
Blanche; Roche-aux-Fées deKernaut; 
beau dolmen des Rochers. — Chapelle 
du Pré-de-l'Aune (xvi« s.). 

Plésidy, 1,585 h., c. de Bourhriac. 
«» — >• Ruines du château du Médic. — 
Menhir de Caélouan. — Vestiges d'un 
camp romain. 

Pleslin, 1,564 h., c. de Ploubalay. 
«^ — >- Château de la Motte-Olivet, et 
ancien château delà Roche. 

Plessala, 5,515 h., c. de Plougue- 
nast, 

Plessix-Balisson (Le), 206 h., c. 
de Plancoët. 

Plestan, 2,005 h., c. de Jugon. »» — >■ 
Ruines des châteaux de Carcouët et de 
Cai'disseul. 

Plestin. 4,455 h., ch.-l. de c. de 
l'arr. de Lannion. im — > Église de 1576, 
agrandie de nos jours dans le style pri- 
mitif ; sous le porche principal, statue 
du Christ au milieu de celles des Apô- 
tres ; à l'intérieur, tombeau (xvi* s.) de 
saint Efflam ; statue du saint couchée 
sur un sarcophage décoré d'arcades 
gothiques. — Belles grèves de Saint- 
Michel dites la Lieue de Grève (990 
hect. de sable calcaire servant d'en- 
grais). 

Pleubian, 5,612 h., c. de Lézar- 
drieux. »» — >■ Le Sillon du Talbert, 
chaussée naturelle de galets, s'avance 
dans la mer sur une longueur de 
2,000 met. et une largeur de 55. — Chaire 
en pierre sculptée du xv* s., dans le 
cimetière. 

Pleudanlel, 2,525 h., c. de Lézar- 
drieux. 

Pleudihen, 5,799 h. , c. (Est) de Dinan. 
«» — >- Église du xvi's., agrandie depuis; 
pierres tombales curieuses. — Château 
de la Bellière (xiii'-xiv" s.), plongeant 
dans un petit étang à moitié desséché, 
et couronné par 7 magnifiques chemi- 
nées octogonales; dans là chambre où 
mourut Tiphaine Raguenel, femme de 
Du Guesclin, tapisserie de haute lisse 
(>cènes de l'histoire sacrée) ; fauteuil, 
crucifix et prie-Dieu de cette époque ; 
chapelle dépendant du château. — Tu- 
mulus, à la Moltc-Pillandel. 



DICTIONNAIRE DES COMMUNES. 



53 



Pleumeur-Bodou, 2,970 h-, c. de 
Pcrros-Guirec. »» > Beau château do 
Kerduel. 

Pleumeur-Gautier, 2,523 h., c. de 
Lézardi'ieux. w> — ^>- Église du xiv" s., 
défigurée au xviii' s. ; chaire et Christ 
remarquables. 

Pleven, 728 h., c. de Plancoët. m — > 
Châteaux de Kerlouet, de Tenlioat et du 
Vauniadeuc (xv' s.). — Uestes d'une vaste; 
enceinte fortifiée qui porte le nom de 
Bourglien-Saos (fortifications des Sa- 
xons) et doit remonter au x" s. 

Plévenon, 1,251 h., c. de Matignon. 
«» — >■ Château du Meurtel. — Toul-an- 
sfern (trou de l'Enfer), immense fis- 
sure large de 1 met. 50 au ras du sol 
et d'une immense profondeur, produite 
par les eaux de la mer et pénétrant à 
1 kil. dans les terres. — Fort la Latte, 
sur une pointe qui s'avance dans la 
mer, entre deux rochers taiJlés à pic, à 
5 kil. du cap Fréhel ; on y pénètre par 
deux ponts jetés sur des précipices de 
100 met. de profondeur ; à côté d'une 
tour du fort, statuette de saint Hubert. 

Plévin, 1,526 h., c. de Maël-Car- 
haix. 

Plœuc, i,84o h., ch.-l. dec. del'arr. 
de Saint-Biieuc. im- — > 2 menhirs ren- 
versés, près du moulin de Bertrand ; 
autre menhir, près lalNorvang. — Motlc 
de Beaulieu, tonibelle de 170 met. de 
tour, suB 10 met. de hauteur. — Croix 
de Bayo, haut de 8 met. 50 c —Église 
de plusieurs époques, renfermant un 
monument très-ancien, de destination 
inconnue. 

Ploëzal, 2,996 h., c. de Pontrieux. 
» )» > Sur le Trieux, un peu au-des- 
sous du confluent du Leff, château bien 
conservé de la Roche-Jagu, du xv* s. ; 
meubles et tapisseries de haute lisse, 
du xvir s. — Ancien fief du Launay, — 
Tombe Ile s. 

Plorec, 909 h., c. de Plélan-le-Pe- 
tit. 

Plouagat, 2,259 h., ch.-l. de c. de 
l'arr. de Guingamp. «t» — >■ Château de 
la Ville-Chevalier. — Manoirs de Ker- 
nabat, de Beaupré et de Fournebello. 

Plouaret, 5,i58 h., ch.-l. de c. de 
l'arr. de Lannion. i^ — >■ Église à 
5 nefs; haute taur do 15^<4; belle ro- 



sace. — Chapelle des Sept-Saints (1705- 
1714), élevée sur un dolmen formant 
crypte. — Près des ruines de Sainle- 
Anne de Kerminihy, sur la pointe du 
mont de Lanarmrnez, hêtre centenaire 
du tronc duquel jaillit la fontaine 
Sainle-Aiino, qui ne tarit jamais. 

Plouasne, 2,501 h., c. d'Évran. 
m^ — >■ Château de Caradcuc (1680), par- 
faitement conservé ; très-beaux bois. 

— 5 tombeaux des La Chalotais. 
Ploubalay, 2,689 h., ch.-l. de c de 

l'arr. de Dinan. ^ — >• Château de la 
Crochais, bâti près des ruines d'un ma- 
noir du XVI* s. — Vestiges de l'ancien 
château de Rays. 

Ploubazianec, 5,185 h., c. de Paim- 
pol. «»> — >- Château des Salles. — Ma- 
noir de Kérascouet, de la Renaissance. 

— Sur une hauteur (horizon immense), 
ruines du château de Kertanouarn ; au 
fond des caves, porte de fer ouvrant 
sur un souterrain à deux embranche- 
ments, dont l'un aboutit au port de Lo- 
guivy et l'autre à un village voisin, 
près d'une fontaine. 

Ploubezre, 5,502 h., c. de Lannion. 
d» — >■ Église de 1577; chapiteaux ro- 
mans. — Chapelle de Kerfons, sur le 
Guer, charmant édifice de 1559; jubé 
de la Renaissance ; vitraux ; pierres 
tombales. — Ruines du château de Run- 
i'ault (xv"s.); la chapelle subsiste entière; 
lambris délabré décoré de curieuses 
légendes peintes au xv* s. — Château 
de Kergrist, construction carrée de di- 
vers styles assez bien harmonisés , 
flanqué de 4 tours aux angles ; à la fa- 
çade principale, 2 tourelles. — Ruines 
importantes du château de Coëtfrec (xV 
s.), situé sur une colline couverte d'ar- 
bres de haute futaie dominant le Guer ; 
il est flanqué de 4 tours dont une seule 
est assez bien conservée. Elle présente 4 
étages couronnés par un parapet à cré- 
neaux et à mâchicoulis. La cour inté- 
rieure est entourée de bâtiments d'ha- 
bitation, percés de fenêtres à croix de 
pierre dont les embrasures ont 5 met. 
d'épaisseur. 

Plouëc, 2,175 h., c. de Pontrieux. 

Plouër, 5,758 h,, c. (Ouest) de Dinan. 
im — >■ Château de Ploucr. — Anciennes 
fortifications en ruine dans la propriété 



84 



COTES-DU-NORD. 



de la Roche, sur les bords de la 
Rance. 

Plouézec, 4,685 h., c. de Paimpol. 
im — >■ Éj;lise moLlerne ; clocher très- 
clevé, servant d'amer aux navigateurs; 
aigle du lutrin, sculpté par Corlay. — 
Iles de Saint-Riom et des Mats-de-Goélo. 
— Immense rocher de Craka, long de 
800 met. et dont la pierre est propre à 
la fabrication des crayons. 

Plouf ragan, '2,64^2 h., c. (Nord) de 
Saint-Brieuc. m — y Les Chatelets, ancien 
château des évêques de Saint-Brieuc. — 
Dolmen de la Couette. 

Plougonver, 2,669 h., c. de Relle- 
Isle-en-Terre. m — )- Église, beau clo- 
cher de 1668. — Chapelle neuve (xv et 
XVI* s.). — Buines des châteaux de Glu- 
don et de Kerméno. 
Plongeras, 1,597 h., c. de Plouaret. 
Plougrescant, 2,196 h., c. de Tré- 
guier. 1^^^ — )- Chapelle de Saint-Gonery; 
beau mausolée de Guillaume du Halgoët, 
évêque de Tréguier, mort en 1602 ; 
bière en pierre qui passe pour le tom- 
beau de saint Gonery, mort au vi" s. 

Plouguenast, 3,510 h., ch.-l. de c. 
de l'arr. de Loudéac. > » » ■> Dans l'an- 
cienne église de Plouguenast, vitraux 
du XVI» s. — Le centre communal se 
trouve à Pontgamp. 

Plouguernével, 5,448 h., c. de 
Rostrenen. ^ — >■ Vestiges d'une vieille 
forteresse. — Cha[)elle de Locmaria; 
charmante flèche en pierre du xvr s. 
— Vaste séminaire. 

Plouguiel, 2,476 h., c. de Tréguier. 
i^ — >■ Éyli^e de diverses époques; tom- 
beau d'un seigneur de Kérousy. — Châ- 
teaux deKeralio, de Kérousy et de Les- 
hildry. 

Plouha, 5,229 h., ch.-l. de c. de 
l'arr. de Saint-Brieuc. «» — >■ A 4 liil., 
chapelle Kermaria-an-lsquit, du xiii" 
et du XIV" s. ; peintures murales du 
xv» s., découvertes sous le badigeon; 
danse macabre : on y compte 40 per- 
sonnages de tous les rangs, du pape et 
du roi aux plus humbles artisans alter- 
nant avejc des squelettes qui les entraî- 
nent ; inscription en vers naïfs au- 
dessous des peintures ; grandes figures 
représentant David et les prophètes. — 
Château et bois de Lysandré. 



Plouisy, 1,845 h., c. de Guingamp. 

m' — > Château de Carnabat (xvi' s.). 
— Ruines de Gour-Hamon,qui fut, dit- 
on, résidence ducale. 

Ploulec'h, 1,248 h., c. de Lannion. 
«» — )► Dans l'église, abside du xvi» s. — 
Près de l'embouchure du Guer, vesti- 
ges gallo-romains. 

Ploumagoar, 2,267 h., .c. de Guin- 
gamp. 

Ploumilliau, 5,581 h., c. dePlestin. 
«» — >- Intéressante église de 1608. 

Plounérin, 1,930 h., c. de Plouaret. 
««» — y Près de l'étang, aux rives sans 
arbres, chapelle de Bon- Voyage (Renais- 
sance). 

Plounévez-Moëdec, 5,648 h., c. 
de Plouaret. ^ — >■ Beau menhir haut 
de 10 met. — Chapelle de Kérama- 
nac'h (xve s); riche portail S., précédé 
d'un porche à voussures remplies de 
figurines, et surmonté d'un tympan re- 
présentant la Vie de la Vierge; au bas 
de la nef, tribune en chêne sculpté 
(les 12 Apôtres) s'élevant sur une voûte 
à nervures et pendentifs; maître-autel 
en pierre, décoré d'un retable en al- 
bâtre qui représente en une multitude 
de petits personnages la vie et la mort 
de J.-C. ; fenêtre absidale à beaux me- 
neaux flambovants. — Châteaux de 
Kerdelahaie, de Portzemparc et du 
Go. lot. 

Plounévez-Quintin, 2,556 h., c. de 
Rostrenen. 
Plounez, 1,994 h., c. de Paimpol. 
Plourac'h, 1,525 h., c. de Callac. 
Plourhan, 2,142 h., c. d'Étables. 
Piourivo, 2,675 h., c. de Paim- 
pol. 

m — >■ Tumulus et menhir. — Belle 
église moderne. — Château du Bour- 
blanc (xvi" s.) ; tours et tourelles. 

Plouvara, 1,515 h., c. de Châtelau- 
dren. *» — >■ Château de Kernier; dans 
la chambre dite des Muses, riches 
sculptures. 

Plouzélàmbre, 824 h., c. de Ples- 
tin. 
Pludual, 1,119 h., c. de Plouha. 
Pluduno, 2,012 h., c. de Plancoët. 
m^ — >■ Église du xv s. — Ruines du 
château de Guébriant, dont il reste la 
chapelle, un pavillon et des douves 



DICTIONNAIRE DES COMMUNES. 



55 



profondes alimentées par un magnifi- 
que élanfT. 

Plufur,l,7ljl h.,c. dcPleslin. m — y 
Ruines du cliàleau du Plessis. 

Plumaudan, l,ôOO h., c. de Saint- 
Jouan-de-1'Isle. «» — y Croix en granit 
fort curieuse. 

Plumaug^at, 2,520 h., c. de Saint- 
Jouan-de-l'l>le. 

Plumieux, l,o50 h., c. de la Chèze. 
im — >- lietranclienienls dits le Fort de 
Langouet. — Camp des Douves. 

Plurien, 1,492 h., c. de Pléneuf. 
«» — >■ Église du xui* s. — Château de 
Lelien, bien conservé. — A 1 kil., dé- 
bris d'une grotte aux Fées.. 

Plusquellec, 1,570 h., c. de Callac. 

Piussulien, J,412 h., c. de Corlay. 

Pluzunet, 2,570 h., c. de Plouaret. 

Pommeref, 1,550 h., c. de Lamballe. 

Pommerit-Jaudy, 2,558 h., c, de 
la Roche-Derrien. a» — >► Sites pitto- 
resques des bords du Jaudy. — Ruines 
du château du Plessis. — Tumulus en- 
touré de douves, près du vieux château 
de Coat-Névez. — Un château dans 
le style du xvii* s. a remplacé l'ancien 
château de Kermézen (xni* s.). 

Pommerit-le-Vicomte, 2,956 h., 
c. de Lanvollon. 9» — >- Église en grande 
partie du xiv" s.; flèche en granit de 
54 mot. (1712). — Belle maison du xvii" s. 

— If du cimetière ; le tronc à 8 met. de 
tour et les branches couvrent une su- 
perficie de 169 met. — Chapelle du Pa- 
radis, bel édifice du xiv* s., restauré 
en 1819. — Chapelle très-ancienne de 
Notre-Dame de Folgoat, reconstruite en 
1850, but de pèlerinage. — Ruines du 
château du Baliveau. — Dolmen à Ker- 
bic. 

Pont-Melvez, 1,701 h., c. de Bour- 
briac. *» — >- Beaux frênes du cimetière. 

— Chapelle d'une ancienne comman- 
dcrie de Malte. 

Pontrieux, 2,192 h., ch.-l. de c. de 
l'arr. de Guingamp. im — >■ Ruines de 
l'ancienne forteresse de Frinaudour ou 
Frinandour. — Château de la Roche- 
Jagu, construction du xv* s., flanquée 
à l'angle d'une tourelle à parapet, sur- 
montée d'un toit en flèche sous lequel 
est suspendu un beffroi ; la chapelle 
est percée dans l'épaisseur du mur de 



la façade ; au-dessus de l'édifice, nom- 
breux tuyaux de cheminées cylindri- 
ques surcliargés d'ornements et offrant 
l'apparence de tourelles élancées. 

Pordic, 5,815 h., c. (iNord) de Saint- 
Brieuc. «» — >■ Église moderne, style 
ogival du XIV* s. ; clocher à jour plus 
ancien, couronné par une élégante flè- 
che à pans inégaux; magnifique maître- 
autel en bois sculpté ; belles verrières. 
— Table-Margot, allée couverte renver- 
sée. — Beau calvaire sur la route de 
Saint-Bricuc à Paimpol. 

Pôtan (Saint-), 1,284 h., c. de Ma- 



tignon. 

Poterie (La), 746 h., c. de Lam- 
balle. «» — >- Église du XVII" s. — Beau 
château de la Moglais. 

Pouldouran, 566 h., c. de la Roche- 
Derrien. 

Prat, 2,258 h., c. de la Roche-Der- 
rien. »» — >• Tombelles à Torez-Ruguezec 
et à Kergourognon. — Dalles alignées 
portant le nom de Bé-ar-groac'h (tom- 
beau de la Vieille) et passant pour avoir 
été apportées par une fée. — Château 
et menhir de Coatelan (xv* s.). 

Prénessaye (La), 1,675 h., c. de 
la Ciièze. 

Quay (Saint-), 656 h., c. de Perros- 
Guirec. 

Quay (Saint-), 2,595 h., c. d'Étables. 
«* — >- Belles grèves ; rochers pittores- 
(jues. 

Quemper-Guézennec, 2,472 h . c. 
(le Pontrieux. 

Quemperven, 885 h., c. de la Ro- 
che-Derrien. 

Quessoy, 2,S86 h., c. de Moncon- 
tuur.w» — ^Chapelles de l'Hôpital (xiv's. ) 
et de Sainl-Blaise (xv" s.). — Beaux 
châteaux de Bogars et de la lloussaye. 

Quévert, 1,450 h., c. (Ouest) de 
Dinau. «► — >- Ruines du château de la 
Brosse. 

Quillio (Le), 1,578 h., c. d'Uzel. 
m> — y Chapelle Notre-Dame de Lorelte, 
cromlech de 15 à 16 met. de diamètre. 

Quintenic, 404 h., c. de Lamballe. 

Quintin, 5,551 h., ch.-l. de c. de 
l'arr. de Saint- Brieuc. *» — ^Église Notre- 
Dame, des xin" et xv" s. ; 5 nefs sans 
traubsept; porche remarquable ; belle 
maîtresse-vitre rayonnante ; reliques de 



56 



COTES-DU-NORD. 



saint Tliurian; dans le trésor, portion de 
la ceinture de la Vierge, relique appor- 
tée de Jérusalem, après la croisade de 
1248, par le premier seigneur de Quintin. 
— Église des Carmes (xvii* s.), servant 
de magasin. — Dans un cimetière éta- 
bli sur l'emplacement de l'église de 
Saint-Tliurian , curieux ossuaire du 
XVII' s. — Hôpital de 1753. — Chûieau 
de 1662 et de 1779 : meubles du xvn" s.; 
belle tapisserie des Gobelins et cu- 
rieuse galerie de portraits de la famille 
de Lorges ; portrait de Choiseul et 
toiles allégoriques consacrées à la gloire 
de Mme de Pompadour. — Porte-Neuve, 
débris des fortilications. — Menhirs 
(mon. hist.). 

Quiou (Le), 528 h., c. d'Évran- 
w> — >■ Ruines du château du Hac (xv. 
XVI' s.). 

René (Saint-), V. Billion. 

Rieul (Saint-), 409 h., c. de Lain- 
balle. 

Roche-Derrien (La), 1,540 h., ch.- 
1. de c. de l'arr. de Lannion. »» — >- 
Église du XI' s. ; nef romane; flèche 
élancée du xiv' s. ; le croisillon S., 
appelé chapelle du Château, date du 
XIV' s. ; maître-autel eti chêne sculpté, 
orné d'un beau retable de la Renais- 
sance; orgue du xvi' s. — Ruines du cé- 
lèbre château de la Roche, près des- 
quelles se trouve la chapelle du Cal- 
vaire, construite en granit. — Pont en 
fer sur le Jaudy. 

Rospez, 1,462 li.,c. de Lannîon. 

Rostrenen, 4,858 h., ch.-l. de c. de 
l'arr. de Guingamp. e^ — >- Église des 
XII', XIV' et xvr s., nouvellement res- 
taurée ; magnifiques vitraux représen- 
tant la vie de J.-C, de la Vierge et de 
sainte Anne ; autels sculptés des cha- 
pelles latérales; bas-reliefs (la Passion), 
dans la chapelle du cimetière. — Mai- 
sons anciennes. 

Rouillac, 969 h., c. de Broons. 

Ruca, 818 h., c. de Matignon. 

Runan, 766 h., c. de Pontrieux 
tm — >- Très-belle église de la lin du 
XV' s. ; porche abritant les statues des 
Apôtres et décoré extérieurement, ainsi 
que la façade de l'église, d'écussons 
mutilés; à l'intérieur, maîtresse-vitre, 
restaurée avec soin ; retable en pierre 



à plusieurs compartiments sculptés, 
représentant des scènes de la vie de la 
Vierge ; deux belles pierres tombales ; 
piliers prismatiques délicatement tra- 
vaillés. 

Samson (Saint-), 667 h., c. (Ouest) 
de Dinan. «» — y Château de Corbeil. — A 
la Thiemblaye, menhir haut de 10 met. 

Senven-Léhart, 755 h., c. de Bour- 
briac. 

Servais (Saint-), 1,377 h., c. de 
Callac. 

Servel, 1,819 h., c. de Lannion. 
«» — >■ Chnpelle des Cinq-Plaies (xvi« s.); 
fresques et vitraux bien conservés. — 
Châteaux de la Villeneuve-Crésolles et 
de Kerhingant. 

Sévig^nac, 3,067 h., c. de Broons. 
«»> — ^Châteaux deBrondineuf, du xii' s., 
très-hien conservé, et de Limoëlan. 

Solain (Saint-), 507 h., c. (Est) de 
Dinan. e») > Dans l'église, détails du 
xiv' s. 

Squiffiec, 1,030 h., c. de Bégard. 
«» — >- Église en partie du xiv* s. 

Taden, 1,580 h., c. (Ouest) de Dinan. 
«» — >-Ruinesduchâleau delà Garaye, élé- 
gante construction du xvi' s. — Château 
de la Coninnais, du xv' s., admirable- 
ment conservé; vastes salles ornées de 
riches boiseries; meubles anciens dé- 
licatement sculptés, et tableaux histo- 
riques de diverses époques. 

Thélo (Saint-), 1,215 h., c. d'Uzel. 

Tonquédec, 1,890 h., c. de Plouaret. 
i^ — >■ Dans l'église, beau vitrail du xv's. 
— A 2 kil., sur un coteau sauvage, 
ruines imposantes du château de Ton- 
quédec (mon. hist.), des premières an- 
nées du XV' s., surnommé avec raison 
le Pierrefonds de la Bretagne; c'est un 
polygone irrégulier divisé en trois par- 
ties, entouré de murailles crénelées 
(3 à 4 met. d'épaisseur) et flanqué de 
grosses tours rondes à l'extérieur, hexa- 
gonales à l'intérieur. Les couronne- 
ments des tours ont été rasés ; mais on 
monte encore dans deux d'entre elles, 
jusqu'aux mâchicoulis par des escaliers 
pratiqués dans le mur. Le donjon, sé- 
paré du corps de la place, occupe le 
sommet d'un triangle à la pointe du 
promontoire qui domine la vallée. Des 
souterrains et des cachots voûtés en 



DICTIONNAIRE DES COMMUNES. 



57 



arêtes, avec culs-dc-lampe à la relom- 
hce d(?s voûtes, régnent au-dessous des 
constructions. 

Tramain, 709 h., c. de Jugon. 

Trébédan. 469 h., c. de Plélan-le- 
Pelit. «)» — >- Château du Ghalonge. 

Trébeurden, l.S'iG h., c. dePerros- 
Guirec. »»> > Pierres branlantes sur 



rilc Milliau, et nombreux dolmens 
peulvens et meniiirs sur les îlots en- 
vironnants. — Éjilise moderne ; vitraux 
des XV", xvi' et xvii" t>. — Chapelle de 
Penvern, que la tradition l'ait remonter 
à 1500. — Chapelle de [ Notre-Dame de 
Bonne-Nouvelle, du xv» s.; le pignon 
porte les armes de Scvigné. 







Cloître de Tréuuier 



Trébivan, 1,200 h., c. de Maël-Car- 
haix. 

Trébry, 1,564 h. , c. de Moncon- 
lour. im — > 2 dolmens. — Château de la 
Begassière. 

Trédaniel, 1,0^)5 h., c. de Moncon- 
tour. m» — >- Dans l'église, belle sacristie 
octogonale. — Dans la chapelle de Notre 
Dame du Haut, nombreuses statues. — 



Ruines du château de la Cuve (xvi" s. ). 

Trédarzec, 1,659 h., c. de Lézar- 
drieux. 

Trédias, 790 h,, c. de Broons. 

Trédrez, 1,192 h., c. de Plestin. 
«^ — >■ Église du XVI" s., habilement 
restaurée ; reï>tes de verrières. 

Tréduder, 564 h., c. de Plestin. 

Treffrin, 555h., c. deMaël-Carhaix. 



58 



COTES-DU-NORD. 



Tréfumel, 505 h., c. d'Évran. 

Trégastel, 1,078 h., c. de Perros- 
Guirec.*» — > Église des xii* et xiii's. — 
Ruines du manoir de Keriavoz. — Men- 
hir. — Sur les falaises de la côte, pierre 
branlante de Coz-Castel. 

Trég^Iamus, 1,502 h,, c. de Belle- 
Isle-en-Terre. 

Trégomar, 575 h., c. de Lamballe. 
e» — >-Dans le bois de Guinhalem, pierre 
druidique haute de 5 met. 20, sur 10 de 
circonférence ; quelques pierres moins 
grandes gisent autour. — Église fondée 
au XIV" s. ; tombeau d'un baron de 
Trégomar. — Ancienne chapelle de 
iS'otre-Dame de la Patience. 

Trégomeur, 1,150 h., c. de Châ- 
lelaudren. 

Trégon, 558 h., c. de Ploubalay. 

Tré^onne'àu, 591 h., c. de Bégard. 

Trégrom, 1,520 h., c. de Plouaret. 

Trégueux, 1,559 h., c. (Sud) de 
Saint-Brieuc. a» — >- Dans la chapelle 
Sainte-Marie, tableau curieux. — Croix 
de pierre dans le cimetière. 

Tréguidel, 946 h., c, de Lanvollon. 
•»& — >■ Chapelle de Saint-Pabu (xv s.). 

Tréguier, 5,611 h., ch.-l. de c. de 
l'arr. de Lannion, ancienne ville épisco- 
pale. i^ — >■ Au sommet du mamelon que 
couvre la ville s'élève la calhédrale, le 
plus bel édifice religieux des Côtes-du- 
Nord. Cette église, longue de 75 mètres, 
haute sous voûte de 18, présente dans 
son plan la forme de la croix. Elle fut 
commencée en 1559 et terminée seu- 
lement au XV* siècle. Le transsept, par 
une singularité assez rare, est surmonté 
de trois tours, l'une au milieu, deux 
aux extrémités. C'est une des tours ex- 
trêmes qui porte la grande Ilèche de 
couronnement; celle-ci atteint 65 met. 
au-dessus du sol. La nef et le chœur, 
flanqués de basses nefs ou collatéraux, 
sont en outre entourés de chapelles 
richement ornées, dont l'une, dite cha- 
pelle au Duc, fut construite pour servir 
de sépulture à Jean V de Bretagne, 
mort en 1442. L'ensemble de la cathé- 
drale, percée de 68 fenêtres, offre toute 
l'élégance du style ogival rayonnant, 
qui a régné en Bretagne jusque vers le 
milieu du siècle suivant. Les stalles du 
chœur datent du commencement du 



XVI* siècle ; elles offrent tous les ca- 
prices de sculpture propres à cette épo- 
que. Un curieux bénitier à cariatidesBQ 
marbre rose se trouve près de la porte 
d'un des bras de la croix, porte qui est 
aujourd'hui l'entrée principale de l'é- 
glise. Sur le flanc septentrional delà ca- 
thédrale s'étend un vaste cloître cano- 
nial, construit ou du moins commencé 
en 1461, et comptant sur ses quatre 
galeries quarante-deux arcades, subdi- 
visées, comme des fenêtres, par de 
minces colonneltes surmontées de tym- 
pans à jour. De distance on distance, 
des contre-forts ou des arcs-boutants 
soutiennent la claire-voie. Outre sa ca- 
thédrale et son cloître, Tréguier a con- 
servé son ancien évêché, bâti à diverses 
époques, et un grand corps de logis du 
XIV* siècle, dépendant de l'Hôtel-Dieu. 

Trélévern, 1,100 h., c. de Perros- 
Guirec. m — > Restes du manoir de 
Kergouanton (xvi" s.). 

Trélivan, 855 h., c. (Ouest) de Dinan. 
>m — V Ancien château de Vaucouleurs. 

Trémargat, 612 h., c. de Roslre- 
nen, 

Trénnel, 1,157 h., c. de Plestin. 

Tréméloir, 587 h., c. de Châtelau- 
dren. 

Tréméreuc, 566 h., c. de Ploubalay. 
tm — )- Motte féodale. 

Trémeur, 1,066 h , c. de Broons. 

Tréméven, 759 h., c. de Lanvollon. 
ii>^ — >■ Ruines du cliâleau de Coatmen ; 
grande tour ronde du xii* s. — Saint- 
Jacques, chapelle du xv" s. ; beau vi- 
trail ; bas-relief en marbre blanc. — 
Belle fontaine avec une statue de saint 
Jacques. — Ancienne et jolie croix de 
pierre. 

Trémorel, 1,558 h., c de Merdri- 
gnac. 

Trémuson, 864 h., c. (Nord) de 
Saint-Brieuc. a» — >- Ruines du château 
de la Roche-Suhard. —Pont de granit, 
d'une hauteur exceptionnelle, sur le 
Gouet. 

Tréogan, 507 h., c. de Maël-Car- 
haix. 

Tréphine (Sainte-), 756 h., c. de 
Saint-Nicolas-ciu-Pélem. ^ — >• Pierres 
tombales de saint Trémeur et de sa mère 
sainte Tréphine. 



DIGTIONNATRE DES COMMUNES. 



59 



Tressaint, 581 h., c. (Est) de Dinan. 

Tressignaux, 842 h., c. de Lan- 
vollon. 

Trévé, 2,180 h,, c. de Loudcac. 

Tréveneuc, 853 h., c. d'Étables. 
•» — y Joli calvaire à côté du cimetière. 

— Château moderne de Pommorio ; 
larges avenues et beau parc. 

Trévérec, 559 Ii., c. de Lanvollon. 
•» — *- Tumulus. — Dans le cimetière, 
église qui a conservé de curieux débris 
du XV" s. ; au maître-autel, deux statues 
en bois, de Corlay. — Ruines de la cha- 
pelle de Pont-Men. — Belles ci'oix de 
pierre. 

Trévou-Tréguignec, 982 h., c. de 
Perros-Guirec. im — >- Forêt sous-ma- 
rine. — Menhirs de l'île Balannec, de 
Coatmez, de Rucolie, du Port-de-GolT. 

— Château du Boisriou. 
Trévron, 887 h., c. (Ouest) de Dinan. 

n» — >- Manoir du Chalonge. 

Trézény, 594 h,, c. de Tréguier. 
m» — ► Ruines du vieux château de Ker- 
guénalégan. — Chapelle Saint-Jean- 
Baptiste, restaurée dans le style ogival. 

Trigavou, 1,209 h., c. de Plouba- 
lay. «» — > Vestiges romains près de la 
chapelle Sainte-Apolline. 

Trimoël (Saint-), 605 h., c. de Mon- 
oontour. 

Troguéry, 569 h., c. de la Roche- 
Derrien. 

Uzel, 1,545 h., ch.-l. de c. de l'arr. 



> Du champ de foire, 



de Loudéac. 
belle vue. 

Vicomte (La), 969 h., c. (Est) de 
Dinan. 

Vieux-Bourg (Le), 1,561 h., c. de 
Quintin. tm — >■ Château de la Haye. — 
Ruines des chapelles de ^aint-Jean, 
près du château de la Haye. 

Vieux-Marché (le), 2,514 h., c. de 
Plouaret. «» — >■ Église du xv* s. ; con- 
tre-forts ornés de dais gothiques ; joli 
clocher de la Renaissance, couronné de 
dômes. 

Vildé-Guingalan, 711 h., c. de Plé- 
lan-le-Pelit. 

Vran (Saint-), 1,502 h., c. de Mer- 
drignac. 

Yffiniac, 2,196 h., c. (Sud) de Saint- 
Brieuc. •» — >- A 6 kil., chapelle des 
Sepl-Saints , récemment reconstruite 
dans le style de la lin du xiv* ou du 
commencement du xv' s. ; tout près, 
fontaine visitée par de nombreux pèle- 
rins. 

Ygeaux (Saint-), 711 h., c. de Goa- 
rec. 

Yvias, 1,502 h., c. de Paimpol. 
im — >► Motte ou tumulus de Dosten-an- 
Runn. 

Vvignac, 2,129 h., c. de Droons. 
«»►— > (îhâteaux de Couascouvian et de 
Kermaria. — Ruines de l'ancien châ- 
teau, démoli en 1788, et du vieux châ- 
teau de la Begassière. 



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tude, la superficie ; la distance aux chefs-lieux de canton, d'arrondissement 
et de département; les bureaux de poste et de télégraphie électrique, les 
stations et correspondances de chemins de fer, la cure ou succursale, les 
établissements d'utilité publique ou de bienfaisance ; donnant tous les ren- 
seignements administratifs, judiciaires, ecclésiastiques, militaires, mari- 
times, commerciaux, industriels, agricoles ; énumérant les richesses mi- 
nérales, les curiosités naturelles ou archéologiques ; les collections d'objets 
d'arts ou de sciences ; renfermant, outre la description détaillée de tous 
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CARTES PARTICULIÈRES ET OFFICIELLES 

AVEC UN TEXTE ANALYTIQUE 
PAR M. VIVIEN DE SAINT-MARTIN 

Président honoraire de la Société do géographie de Paris 

Membre correspondant de l'Académie royale des sciences de Berlin 

Membre honoraire de l'Académie royale de Madrid, des Sociétés géographiques 

de Saint-Pétersbourg, de Berlin, de Vienne, 
d'Amsterdam, de Rio de Janeiro, de New-York, etc., etc. 

Environ 110 cartes in-folio gravées sur cuivre par nos meilleurs artistes 

Sous la direction de Et. COLLIN. 
Hlode et conditions de la publication : 

U Atlas universel de géographie ancienne, moderne et du moyen âge 
sera publié par livraisons. Chaque livraison contiendra trois cartes accom- 
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CONTENANT 

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bassins maritimes et continentaux, des plateaux, des chaînes de montagnes, 
des fleuves, des lacs, de tous les accidents terrestres ; — 2° La Géogra- 
phie POLITIQUE. Description circonstanciée de tous les États et de toutes 
les contrées du globe ; tableau de leurs provinces et de leurs subdivisions ; 
description des villes, et en particulier de toutes les villes de l'Europe ; 
vaste nomenclature de tous les bourgs, villages et localités notables du 
monde ; population d'après les dernières données olficielles ; forces mili- 
taires; finances, etc., etc. — 3° La Géographie économique. Indication des 
productions naturelles de chaque pays, de l'industrie agricole et manufac- 
turière, du mouvement commercial, de la navigation, etc.; — 4" L'Ethno- 
logie. Description physique des races; nomenclature descriptive des tribus 
incultes ; études sur les migrations des peuples, la distribution des races 
et la formation des nations ; — 5° La Géographie historique. Histoire ter- 
ritoriale des Etats et de leurs provinces ; description archéologique des 
villes et de toutes les localités notables ; — 6° La Bibliographie. Indica- 
tion de sources générales et particulières, historiques et descriptives ; 

par 

M. VIVIEN DE SAINT MARTIN - 

Président honoraire de la Société de géographie de Paris 

Membre correspondant de l'Académie royale des sciences de Berlin 

Membre honoraire de l'Académie royale de Madrid, des Sociétés géographiques 

de Saint-Pétersbourg, de Berlin, de Vienne 
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Gravt tJwi. Erhard.rZ,TiJim4^tutM-Tmuijv. 



HacheUe el C^ à Paris 



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DC Joanne, Adolphe Laurent 

^11 Géographie du département 

C87J6 des Cotes-du-Nord 



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LIBRAIRIE HACHETTE E' 

A PARIS, BOULEVARD SAINT-GERMAIN, 7S 



NOUVELLE COLLECTION DE GÉOfiRAPBlES Dl> 

PAR AD. JOANNE ^ 

FORMAT IN-12 CARTONN 

de chaque volume , 

{Octobre 1877) 

40 départements Bont en vent 



Prix 



Ain 

Aisne 

Allier 

Aube 

Basses-Alpes. . 
Bouch.-du-Rhône 

Cantal 

Charente 

Charente-Infér. . 

Corrèze 

Côte-d'Or. . . . 
Côtes- da-Nord . 
Deux-Sèvres. . . 
Dordogne. . . . 

Gironde 

Haute-Saône . . . 
Haute-Vienne . . 
Indre-et-Loire. . 
lUe-et-Vilaine . . 
Isère 



11 gravures, 
19 — 

27 — 
14 

11 — 
27 

14 - 

28 ~ 
14 — 
11 

29 - 
10 — . 
14 — 

14 — 

15 — 

12 — 
10 — 
10 — 
14 — 
10 - 



Km VBXTMS 
carte 



Jura 

Landes 16 — 

Loire 14 — 

Loire-Inférieure. 20 — 

Loiret 22 — 

Maine-et-Loire.. 24 — 

Meurthe 31 — 

Morbihan. ... 13 — 

Nord 20 — 

Oise 10 — 

Pas-de-Calais. . 16 — 

Puy-de-Dôme . . 16 — 

Rhône 16 — 

Saône-et-Loire. . 25 — 

Seine-et-Marne. 13 — 

Seine-et-Oise . 25 — 

Seine-Inférieure. 20 — 

Somme 12 — 

Vienne 15 — 

1 Vosges 17 — 




Ardècbe 



MSm IPMIBPAHATMOIV 

• Doubs — Finistère — Indre — Loir -et-Cher 
Savoie et Haute-Savoie — Vendée 



ATLAS DE LA FRANCE 

CONTENANT 95 CARTES 

( { carte générale de U France, 89 cartes départementales, i carte de l'Algérie et K cartes des Colonies) 

TIRÉES EN 4 COULEURS ET 94 NOTICES GÉOGRAPHIQUES ET STATISTIQUES 

I beau volume in-folio, cartonné : 40 fr. 
Chaque carte se vend séparément 50 c. 



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TYPOGRAPHIE LAHURE, RUE DE FLEURUS, 9, A PARIS.